Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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mardi 28 avril 2020

∆∆∆ Leçon inaugurale d'Arnaud Fontanet : "L'épidémiologie, ou la science de l'estimation du risque en santé publique" 24/04/2020



Qu'est-ce que la santé publique ? Comment est née l’épidémiologie moderne ? Quelles approches nouvelles ont pu inaugurer les grandes études sur le tabagisme (y compris passif ) et celles sur les risques cardiovasculaires ? Quels sont les niveaux de preuve et de causalité en épidémiologie ?

Jeune asiatique garçon portant un masque
de protection contre la grippe
Quels sont les apports concrets de l'épidémiologie à la santé humaine ? 

Devons-nous encore avoir peur des pandémies ?

Professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers et à l'Institut Pasteur, Arnaud Fontanet est titulaire de la chaire annuelle au Collège de France, “Santé publique”, nouvelle chaire, créée en partenariat avec l’agence nationale, Santé Publique France. 

Il est l’un des spécialistes les plus renommés de l’épidémiologie des maladies émergentes. Dans sa leçon inaugurale, il interroge les apports et les limites de l’épidémiologie moderne.

"La microbiologie a permis d’identifier les agents responsables des maladies infectieuses - à chaque infection son microbe – alors que les recherches butent sur les causes plurifactorielles des maladies non transmissibles", ces fléaux des temps modernes que sont "l'infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral, les cancers..." Certes, explique-t-il, "la physiologie expérimentale et la biologie permettent de comprendre les mécanismes associés au développement des affections cardio-vasculaires et des cancers, mais la part de ces maladies qui revient à nos gènes, nos comportements, ou nos expositions environnementales reste une énigme. C’est pour répondre à ces questions, qu’une nouvelle discipline va naître : l’épidémiologie".

Cependant, cette discipline commence-t-elle à s’essouffler ? Quels sont aujourd’hui les enjeux du développement des big data, ces données déclinables jusqu’à l’absurde, mais ouvrant bien des perspectives à condition de garder un esprit critique ? Qu’est-ce qui relève de notre génome ?

Tambour battant, il nous fait parcourir un siècle de grandes enquêtes épidémiologiques, en nous exposant les enjeux méthodologiques, il nous entraîne aux quatre coins du monde face à des virus qui parcourent la terre, le Sras, le Zika et nous présente les fumeurs anglais, les cohortes d’infirmières qui ont accepté de répondre à des questionnaires sur leurs comportements dans la vie courante, sur plusieurs décennies.

Tabagisme en 1948, Etude cas-témoin présentée par
le professeur Fontanet, au Collège de France
Ici on enquête, là on identifie de traîtres biais, ici on évalue les risques, là on élabore des mesures… on se heurte aussi à ce qui échappe, les complexes enjeux environnementaux ; mais aussi à la question des inégalités sociales. 

Médecin passionné, comment Arnaud Fontanet a-t-il basculé dans l’univers de la santé publique ?

Nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, le 31 janvier 2019, pour la leçon inaugurale d’Arnaud Fontanet, intitulée, « L'épidémiologie, ou la science de l'estimation du risque en santé publique ». 

C’est le professeur Philippe Sansonetti, titulaire de la chaire "Microbiologie et maladies infectieuses", qui est à l’origine de la création de cette nouvelle chaire, avec Alain Ficher, titulaire de la chaire "Médecine expérimentale" qui présente tout d’abord le riche parcours, entre « action et réflexion », entre laboratoire et terrain du Professeur Fontanet…

La leçon inaugurale prochainement publiée chez Fayard s'appuies sur différents documents (graphiques, citations, photos...) présentés dans la rubrique "supports"

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