Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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lundi 20 avril 2020

Le Dieu de Spinoza ? | CamilleTassel 11 oct. 2010



Baruch ou Benedictus, le « béni ». Présage de sa philosophie, son prénom ne laissait pourtant pas augurer le triste sort qui allait enténébrer sa vie. Ce juif marrane, né en 1632 lors de l'âge d'or des Pays-Bas à Amsterdam, est victime à 24 ans d'un coup de poignard d'un fanatique, puis frappé d'anathème. Son blasphème lui ne fut jamais révélé. Devenu tailleur de lentilles optiques, il continue, intrépide, à polir avec les « yeux de l'esprit » les préjugés qui occultent la raison.

Nombreux sont ceux qui dévorent son Traité théologico-politique (1670), qui circule sous cape, et louent in petto « l'érudition déféquée » de ses « livres gros de tous les mots ». Lui qui parle portugais, prie en hébreu, philosophe en latin, poursuivra son œuvre jusqu'à sa mort en 1677, date de publication de sa somme, l'Ethique. Consacré « prince des Philosophes » par Gilles Deleuze, ce « Satan incarné » a piqué au vif ses « sujets », de Kant à  Rosset. Taxé d'athéisme, le spinozisme n'a d'ailleurs pas manqué de fondre sur l'histoire de la pensée, paradoxalement pour mieux la contredire.
C'est ce « Dieu de Spinoza », insaisissable plus qu'indicible, que le philosophe Raphaël Enthoven dévoile pour le Monde des Religions.

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