Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

Saisir des mots clefs à rechercher

dimanche 5 avril 2020

"Gatsby, le magnifique" de Francis Scott Fitzgerald | France culture 09/06/2019



Qui est Gatsby ? Une légende ? Un espion ? Un ancien d’Oxford ? Un héros de la guerre ou tout simplement un mythomane ? Non, Gatsby est le nom que s’est forgé un gamin du Middle West, qui s’est inventé lui-même, a ébloui sa génération et s’est brisé sur un amour malheureux.

Sofiane Zermani
"Tout a commencé un soir d’été, en juillet 2018 au Festival d’Avignon, avec la création de Gatsby le magnifique, dans le cadre des productions en public de France Culture au musée Calvet. Sofiane Zermani interprétait Gatsby. 

Ce spec­tacle radiophonique eut un tel succès que nous avons tous souhaité le reprendre à Paris, à la Maison de la radio, au studio 104. Entouré de ses complices, comédiens et musiciens, Sofiane Zermani reprend donc ce rôle, près d’un an plus tard, et incarne avec bonheur le personnage flamboyant et noir de Gatsby, mystérieux, insaisissable. 

Car qui est Gatsby ? Une légende ? Un espion ? Un ancien d’Oxford ? Un héros de la guerre ou tout simplement un mythomane ? Non, Gatsby est le nom que s’est forgé un gamin du Middle West, qui s’est inventé lui-même, a ébloui sa génération et s’est brisé sur un amour malheureux. 
   
Fitzgerald avait à peine trente ans lorsqu’il publia en 1925, Gatsby le magni­fique ; à travers son personnage, il composait le portrait d’une jeunesse désen­chantée, inquiète. Un siècle plus tard, une autre jeunesse se reconnaît en lui, avec la même volonté de tracer sa route dans une société parfois hostile, de dépasser sa condition pour qu’enfin les rêves deviennent réalité. L’amour comme idéal. Gatsby est comme un ami intime, un camarade, un miroir dans lequel l’un admi­rera ce qu’il y a de plus conquérant et sombre, l’autre les doutes et les questions sur l’existence. Gatsby est comme un miroir à facettes. S’y reconnaît qui veut." Blandine Masson et Sandrine Treiner 

C’est l’histoire d’une rencontre et d’un désir partagé.

C'est l'histoire d'une rencontre avec Sofiane Zermani et désir de partager avec le plus grand nombre de spectateurs et spectatrices, toutes générations confondues, un roman culte.

Pendant l’été 1922, le narrateur, Nick Carraway, jeune homme originaire du Middle West, parti pour New York afin de travailler dans la finance, s’installe à West Wegg, zone résidentielle huppée de Long Island. De sa toute petite maison située entre deux immenses villas, la vue est imprenable sur East Egg, le versant le plus chic de la baie, où habitent sa cousine Daisy et son mari, Tom Buchanan, que Nick a connu à l’université. Nick est aussi bientôt convié chez son voisin, Jay Gatsby, qui possède la villa la plus luxueuse à côté de chez lui, et organise des fêtes extravagantes où les invités se pressent en foule. Gatsby est un jeune millionnaire, bien qu’il n’ait pas hérité d’une immense fortune comme Tom Buchanan et comme tous ceux qui sont nés riches, le mé­prisent et glosent sur son passé trouble. 

Au milieu de cette débauche de luxe et d’alcool, Gatsby reste souvent en retrait. Car il ne cherche à éblouir qu’une seule personne : Daisy Buchanan, qu’il a rencontrée cinq ans plus tôt, avant d’être mobilisé pour la Grande Guerre et qu’il aime éperdument… Sous la magnificence de Gatsby, transparaît peu à peu une vérité plus profonde, celle d’un adolescent pauvre et d’un amant trahi qui ressemble à Fitzgerald lui-même.

Librement adapté par Pauline Thimonnier ; Musique originale d’Issam Krimi ; Traduction Jacques Tournier ; Réalisation Alexandre Plank

Aucun commentaire:

Publier un commentaire