Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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mercredi 15 avril 2020

"Alcools" d'Apollinaire, l'ivresse du poète | France culture 4/04/2020



Chaque jour, nous vous donnons à entendre et à comprendre un grand texte de notre patrimoine littéraire. Aujourd’hui : "Alcools" de Guillaume Apollinaire, un extrait lu par Robin Renucci.

Guillaume Apollinaire sur son divan (Paris, 1909)
Alcools est un recueil de poèmes publié en 1913 par Apollinaire. Il est inscrit au  programme du bac dans la section "Modernité poétique ?", avec un point  d’interrogation. Pourquoi cette question ? 

Si Apollinaire apparaît rétrospectivement  comme le chantre d’une modernité poétique en ce début de XXème siècle, le poète fait appel à de nombreuses traditions. 

Celles-ci puisent dans la culture européenne la plus ancienne : la mythologie antique, l’imagerie chrétienne, ou encore la poésie médiévale, comme dans  la célèbre "Chanson du mal Aimé". Des traditions qui embrassent aussi le romantisme allemand ou des formes plus contemporaines, comme le symbolisme ou le futurisme, qui marquent l’écriture de Guillaume Apollinaire. 

Les deux poèmes qui  vont vous être présentés encadrent le recueil. "Zone" ouvre Alcools, "Vendémiaire" le referme. Loin d’être un rassemblement de textes éparpillés, l’ordre des poèmes et la construction du volume ont été pensés par l’auteur et font sens.

Commençons par "Zone", poème liminaire : A Paris, au début du siècle, on parle alors de la "Zone" pour qualifier la ceinture industrielle et populaire de la capitale qui a poussé sur les anciennes fortifications. En grec, zona signifie ceinture : le titre de ce premier poème signale aussi la circularité du texte, voire du livre dans son ensemble. Dans l’édition originale , enfin, Apollinaire écrit "Zône", avec un accent circonflexe. Peut-être avait il aussi en tête le vêtement religieux des moines orthodoxes ? Trois sens possibles pour le titre d’un poème d’ouverture , le ton est donné.

Quant à "Vendémiaire", il emprunte son titre au calendrier de la Révolution française. Le mois correspond à fin septembre-début octobre pour nous aujourd’hui, soit à la saison des "vendanges ", mot dont on entend clairement les sonorités. Alcools s’achève donc sur la saison des récoltes.

Pour lire ces extraits aujourd’hui, le comédien et directeur des Tréteaux de France Robin Renucci.

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