Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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lundi 27 avril 2020

Rimbaud le printemps | France culture 03/03/2020



D’une part, Rimbaud est un homme qui semble avoir préféré sa vie à son œuvre. D’autre part, les lectures successives de sa poésie ont donné lieu à une « mythologie rimbaldienne ». André Guyaux nous aide à nous départir de la légende dans la découverte d’une œuvre aux multiples facettes.


Rimbaud, "Voyelles"
Avec André Guyaux, professeur de littérature française du XIXᵉ siècle à la Faculté des Lettres de Sorbonne Université et directeur des Œuvres complètes de Rimbaud (Bibliothèque de La Pléiade, Gallimard 2009)

"Et voici que je me suis mis, enfant touché par le doigt de la Muse, - pardon si c’est banal, - à dire mes bonnes croyances, mes espérances, mes sensations, toutes ces choses des poètes — moi j’appelle cela du printemps." Arthur Rimbaud, Lettre à Théodore de Banville

Le printemps pour Rimbaud c’est tout d’abord l’évasion, de l’école, de la famille. Un départ qui se poétise dans et à partir du printemps, qui est aussi la saison de la liberté et de la sensualité, de « l’été à venir ».

Et pourtant, la précocité et la révolte côtoient chez Rimbaud une étonnante modération, un certain équilibre qui demeure dans la forme du poème. La dévastation est toujours promise à l’avenir :

"Déranger, déstabiliser, introduire des éléments de perversion du système, mais sans faire exploser les traditions et les formes" André Guyaux

Ainsi, à travers l’analyse des Illuminations, qui mêlent l’image et l’idée ; le commentaire de l’enfance rimbaldienne, toujours prolongée dans la quête d’un mentor ; et l’étude de sa riche postérité, André Guyaux nous dévoile « son » Rimbaud, celui du printemps comme amalgame de la liberté et de la tradition.

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