Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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lundi 27 avril 2020

Rimbaud le printemps | France culture 03/03/2020



D’une part, Rimbaud est un homme qui semble avoir préféré sa vie à son œuvre. D’autre part, les lectures successives de sa poésie ont donné lieu à une « mythologie rimbaldienne ». André Guyaux nous aide à nous départir de la légende dans la découverte d’une œuvre aux multiples facettes.


Rimbaud, "Voyelles"
Avec André Guyaux, professeur de littérature française du XIXᵉ siècle à la Faculté des Lettres de Sorbonne Université et directeur des Œuvres complètes de Rimbaud (Bibliothèque de La Pléiade, Gallimard 2009)

"Et voici que je me suis mis, enfant touché par le doigt de la Muse, - pardon si c’est banal, - à dire mes bonnes croyances, mes espérances, mes sensations, toutes ces choses des poètes — moi j’appelle cela du printemps." Arthur Rimbaud, Lettre à Théodore de Banville

Le printemps pour Rimbaud c’est tout d’abord l’évasion, de l’école, de la famille. Un départ qui se poétise dans et à partir du printemps, qui est aussi la saison de la liberté et de la sensualité, de « l’été à venir ».

Et pourtant, la précocité et la révolte côtoient chez Rimbaud une étonnante modération, un certain équilibre qui demeure dans la forme du poème. La dévastation est toujours promise à l’avenir :

"Déranger, déstabiliser, introduire des éléments de perversion du système, mais sans faire exploser les traditions et les formes" André Guyaux

Ainsi, à travers l’analyse des Illuminations, qui mêlent l’image et l’idée ; le commentaire de l’enfance rimbaldienne, toujours prolongée dans la quête d’un mentor ; et l’étude de sa riche postérité, André Guyaux nous dévoile « son » Rimbaud, celui du printemps comme amalgame de la liberté et de la tradition.

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