Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde. » Albert Camus

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jeudi 26 mars 2020

Les anti-Lumières: Maistre, Burke : les contre-révolutionnaires | France culture 20/04/2017



La Bataille du Mans
Aujourd'hui, effroyable voyage chez les antirévolutionnaires en compagnie de Jean-Yves Pranchère.

Qui sont les plus sataniques ? La révolution ou les contre-révolutionnaires ? Qui sont les plus radicaux, les plus belliqueux ? Qu'est-ce qui horrifie tant les contre-révolutionnaires ? Pas uniquement la Terreur, en tout cas. Ce qui les horrifie, c'est aussi la naissance des Droits de l'homme, le trépas de la monarchie, le dévoiement de ses institutions, et la philosophie qui « ronge le ciment qui unissait les hommes », comme l'écrit Joseph de Maistre, contre laquelle il est urgent de faire l'éloge du préjugé ; et ces préjugés, « nous les aimons, parce qu'ils sont des préjugés » (Edmund Burke)

Le texte du jour

« La génération présente est témoin de l'un des plus grands spectacles qui jamais ait occupé l'œil humain : c'est le combat à outrance du christianisme et du philosophisme. La lice est ouverte, les deux ennemis sont aux prises, et l'univers regarde. […]

Il n’y a plus de prêtres; on les a chassés, égorgés, avilis; on les a dépouillés: et ceux qui ont échappé à la guillotine, aux bûchers, aux poignards, aux fusillades, aux noyades, à la déportation, reçoivent aujourd’hui l’aumône qu’ils donnaient jadis. Vous craignez la force de la coutume, l’ascendant de l’autorité, les illusions de l’imagination: il n’y a plus rien de tout cela; il n’y a plus de coutume; il n’y a plus de maître: l’esprit de chaque homme est à lui. La philosophie ayant rongé le ciment qui unissait les hommes, il n’y a plus d’agrégation morale. [...] Les temples sont fermés, ou ne s'ouvrent qu'aux délibérations bruyantes et aux bacchanales d'un peuple effréné. Les autels sont renversés ; on a promené dans les rues des animaux immondes sous les vêtements des pontifes ; les coupes sacrées ont servi à d'abominables orgies ; et sur ces autels que la foi antique environna de chérubins éblouissants, on a fait monter des prostituées nues. Le philosophisme n'a donc plus de plaintes à faire ; toutes les chances humaines sont en sa faveur ; on fait tout pour lui et tout contre sa rivale. »

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