Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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jeudi 26 mars 2020

Le paradoxe de l’identité hum(e)aine | France culture 14/10/2019



Qui suis-je ? Où suis-je ? Que fais-je ? Depuis le début de l’histoire de la pensée, on se pose ces questions. David Hume, qui tient la flamme des Lumières écossaises, propose un nouveau départ philosophique basé sur le scepticisme : si l’on doute de tout, comment prouver que quelque chose existe ?

Détail d'un portrait de David Hume peint
par Allan Ramsay en 1754
Depuis le début de l’histoire de la philosophie, ou de la métaphysique au sens classique, les philosophes ne cessent de méditer sur l’être, sur les objets, sur le moi, sur Dieu… 

Pour David Hume (1711-1776), philosophe des Lumières écossaises, rien ne prouve que le mot être renvoie véritablement à une existence extérieure à soi. 

De cette mise en question, de la suspension du lien entre le mot et la réalité, découle toute une nouvelle manière de philosopher, la philosophie basée sur l’expérience.

L'invité du jour :

Franck Salaün, professeur de littérature française du XVIIIème siècle à l’Université de Montpellier

Hume, un sceptique modéré

"Le scepticisme de Hume est mitigé, ce qui est curieux comme formulation parce qu’on s’attendrait à ce que le scepticisme soit radical ; le scepticisme c’est l’attitude de penser qui met en avant le doute, le fait qu’on ne peut pas adopter un jugement définitif sur une réalité, mais, et c’est ce qui est certainement le plus frappant quand on travaille sur Hume, c’est que d’un côté sur le plan de la spéculation il remet tout en question et de l’autre, s’agissant de sa propre vie, il dit qu’il s’arrange très bien avec ses amis, qu’il s’épanouit, qu’il aime beaucoup manger… Il avait la réputation d’être posé, modéré. Donc c’est un scepticisme radical et une attitude de vie modérée, c’est surprenant !"
Franck Salaün

L'expérience, départ de toute connaissance

"C’est surtout la dimension thérapeutique qui intéresse Hume dans l’attitude sceptique, il s’agit d’abord d’éliminer toutes les idées infondées, trompeuses, de l’ancienne métaphysique. L’ennemi sur le plan spéculatif ce sont les idées abstraites, qui n’ont plus de rapport avec l’expérience, celle-ci étant au contraire le point de départ de toute connaissance pour Hume comme pour Newton…"  Franck Salaün"

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