Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde. » Albert Camus

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dimanche 15 mars 2020

∆∆∆ Le néolibéralisme britannique : stop ou encore ? par Florian Delorme | France culture 12/03/2020



Pionnière néolibérale en Europe, la Grande-Bretagne le restera-t-elle après le Brexit ? Est-elle arrivée au bout du processus de dérégulation lancée par Margaret Thatcher, ou va-t-elle au contraire profiter de sa sortie de l’Union européenne pour le parfaire ?

Brexit : Singapour s/ Tamise bientôt une réalité ?
Le Chancelier de l’Echiquier britannique Rishi Sunak a présenté hier le premier budget post-Brexit du Royaume.

Si le coronavirus, qui a frappé de plein fouet l’économie outre-Manche, a un peu bousculé les priorités du gouvernement, on y retrouve les grandes orientations précédemment annoncées par Boris Johnson.

D’un côté, la réduction, voire la suppression de certaines taxes, allant de celle sur les baux commerciaux à la TVA, de l’autre, un vaste plan d’investissement destiné à réhabiliter et désenclaver les régions sinistrées du Nord de l’Angleterre, qui ont inhabituellement voté conservateur aux dernières élections, et que les Tories comptent bien fidéliser.

Bref un équilibre entre dépense tout en réduisant la charge fiscale.

Une double perspective qui illustre le moment charnière que traverse actuellement le modèle néolibéral britannique.

Alors que celui-ci est régulièrement accusé d’avoir conduit au Brexit en paupérisant les oubliés de la mondialisation, Boris Johnson promet de rendre à ces derniers leur part du gâteau, à travers un programme d’infrastructures aux accents étonnamment keynésien pour un conservateur.

Mais il promet également que c’est par un libre-échange sans entrave, non seulement avec l’Europe, mais également avec ses autres partenaires mondiaux, de la Nouvelle-Zélande aux Etats-Unis, que la Grande-Bretagne pourra « libérer son potentiel ».

Et si l’UE n’acceptait pas de jouer le jeu, la menace de faire de Londres un « Singapour-sur-Tamise » complètement dérégulé continue d’être brandie.

Pionnière néolibérale en Europe, la Grande-Bretagne, le restera-t-elle après le Brexit ? Peut-elle atteindre le statut de pivot du libre-échange mondial auquel elle aspire tout en relançant l’investissement public ? Est-elle arrivée au bout du processus de dérégulation lancée par Margaret Thatcher, ou va-t-elle au contraire profiter de sa sortie de l’Union européenne pour le parfaire ?

"Boris Johnson est clair sur ses intentions, il a présenté un budget avec un plan d’investissement important en infrastructures pour désenclaver le nord de l’Angleterre tout en s’ouvrant sur le vaste monde avec le libre échange pour bien montrer que le Brexit ce n’est pas la fermeture. Le budget d’hier est une confirmation des intentions de campagne de Johnson." Catherine Mathieu 

"Historiquement, le parti conservateur a toujours été très pragmatique, il faut se maintenir au pouvoir. Dès lors, depuis la conquête des régions du Nord, s’il faut emprunter à bas taux sur les marchés financiers les conservateurs vont maintenir une certaine flexibilité sur les investissements dans ces régions pour fidéliser ce nouvel électorat." Nicholas Sowels 

"Le Royaume Uni a déjà beaucoup fait, au sein de l’UE, pour dérèglementer, il n’y a qu’à voir les taux d’imposition des entreprises. Si l’UE garantit un accès financier aux britanniques, ils ne déréguleront pas trop, à l’inverse, si les européens se montrent trop durs, le « Singapour sur Tamise » pourrait prendre forme." Catherine Mathieu 

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