Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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lundi 9 mars 2020

La City de Londres au firmament de la mondialisation des monnaies, par Nessim Aït-Kacimi | Les Echos 10 févr. 2020

La City de Londres concentre 43% 
des volumes mondiaux sur les monnaies

La place financière britannique a établi un nouveau record d'activité sur les devises. Elle distance largement sa rivale de New York. 

La puissance de la City et son rayonnement mondial l'ont imposé comme la leader du plus grand marché financier.

Au moment de quitter l'Europe, la City affiche sa toute puissance, un pied de nez à l'histoire et au Brexit. 

Elle accroît son leadership incontesté sur le plus grand marché au monde,  ouvert 24 heures sur 24, celui des monnaies. En octobre, la place de Londres a atteint un nouveau record de transactions quotidiennes sur le marché des changes, selon l'enquête bi annuelle du « Foreign Exchange Committee ». Elle a traité 2.881 milliards de dollars, soit 2 % de plus que son précédent record (avril 2019). La hausse est de 10 % d'une année. Les deux tiers des volumes ont été traités par des institutions étrangères (banques, hedge funds, institutionnels, entreprises…).

La City, hub mondial, traite trois fois plus de volume que sa rivale New York (890 milliards de dollars en octobre). Elle a bien résisté à la baisse de la volatilité sur les devises comme sur la paire euro-dollar, qui représente 29 % de l'activité quotidienne à Londres, tous produits de change confondus (comptant, dérivés…). La nervosité de la monnaie anglaise, ballottée au gré des nouvelles autour du Brexit, a suscité un regain d'intérêt de la part des spéculateurs et des entreprises qui veulent couvrir leur risque de change. La paire dollar-livre sterling était en deuxième position en termes d'activité.

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43 % des volumes mondiaux

La City est la  première place mondiale sur les monnaies, avec une part de marché de 43 % en 2019, contre 32 % 15 ans plus tôt selon la Banque des Règlements Internationaux (BRI). Elle est suivie par New York (16,5 % des volumes mondiaux). Hong Kong et Singapour sont à égalité avec 7,6 % de part de marché. Paris (2 %) et Francfort (1,5 %) sont les principales places en Europe après Zurich (3,3 %). La City de Londres a profité mieux que les autres de l'envolée de l'activité sur les devises depuis 20 ans. Diversifiée sur toutes les monnaies, des grands pays aux émergents, la place de Londres capte toutes les tendances mondiales comme la montée en puissance de certaines devises. Elle s'approprie 44 % des volumes sur le renminbi « offshore » (négocié hors de Chine) devant Hong Kong (22 %).

Devises « hors-sol »

Le marché mondial des monnaies est fragmenté sur de très nombreuses plateformes électroniques lancées par une ou plusieurs institutions et aux règles très variées. Mais elles sont pour l'essentiel localisées dans quelques grands centres financiers. « Il est bien moins coûteux pour une institution de concentrer son activité sur les monnaies dans un nombre limité de grands centres « offshore » que dans chaque pays » explique la banque des Règlements Internationaux dans son rapport trimestriel (1). Cette tendance à la concentration profite à la leader britannique. Aujourd'hui, 84 % de l'activité sur l'euro est traitée hors de la zone euro, à Londres et New York notamment, et même 79 % des volumes du « roi dollar » sont « hors-sol », négociés en dehors des Etats-Unis, comme sur les places asiatiques et anglaises. Le billet vert a détrôné la livre sterling comme première monnaie mondiale au XXe siècle, mais c'est la City britannique qui est parvenue à rester la leader sur le marché des changes et du dollar.

(1) BIS Quarterly Review (décembre 2019)

Nessim Aït-Kacimi

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