Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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vendredi 13 mars 2020

Est-on toujours renvoyé à sa classe d'origine ? | France culture 19/09/2018



Méritocratie, ascenseur social, transfuge de classe… Les termes pour évoquer la mobilité sociale sont nombreux. Mais quelle est la réalité de ceux qui vivent ou subissent le changement de classe sociale ? Peut-on et faut-il se débarrasser des marqueurs sociaux de son milieu d’origine ?


Est-on toujours renvoyé à sa classe sociale
d'origine ?
Pauvre petite fille riche : c’est à peu près la tonalité des réactions qui ont suivi, sur les réseaux sociaux, l’intervention de Chris (ex Christine and the Queens) il y a une dizaine de jours sur Canal +. La chanteuse y faisait part du décalage ressenti entre son milieu d’origine et celui du show-biz dans lequel elle évolue : ‘’il y a’’, disait-elle ‘’une mémoire des muscles de la classe ouvrière que j’ai dans mon corps’’. Et les internautes de lui rappeler sa condition de fille de profs, passée par Normale Sup.

Mais au-delà de la moquerie, ce qui dit cette artiste est intéressant du point de vue des traces qui accompagnent, et peut-être encombrent parfois, celles et ceux qui font l’expérience de changer de classe sociale, les transclasses comme les appelle la philosophe Chantal Jaquet.

De quoi se déleste-t-on lorsqu’on passe d’un milieu à un autre ? Et de quoi ne peut-on pas se défaire ? La mémoire de ses origines sociales peut-être d’autant plus présente qu’elle vous est régulièrement rappelée, que ce soit par ceux que vous avez rejoints comme par ceux que vous avez quittés.

‘’Est-on toujours marqué par sa classe d’origine ?’’

Extraits de l'émission :

Faïza Guene : "Je n'ai pas l'impression d'être sorti de ma classe, j'ai l'impression que c'est un voyage que je fais perpétuellement. Comme un aller-retour permanent depuis 15 ans maintenant. Et du coup, j'ai l'impression que je n'ai jamais assez de recul pour raconter cette distance, parce que j'y reviens toujours, et je pense qu'on y est ramené, à sa classe."

Chantal Jaquet : "La notion de mérite est un petit peu injuste, et consiste à transformer une injustice sociale en justice, puisqu'on va dire "Eux ont fait l'effort de transformer les choses alors que les autres sont paresseux et n'ont pas fait d'effort."

Nicolas Hatzfeld : "On a des héritages qui sont de longues durées et de plusieurs générations. L'image de classe peut être une image réductrice, car il y a des parcours qui se déterminent sur plusieurs générations."

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