Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde. » Albert Camus

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jeudi 19 mars 2020

Astéroïdes : itinéraire bis | France culture 03/03/2020



Comment a-t-on pris conscience du danger potentiel que la chute de corps célestes pouvait constituer pour la Terre ? Comment évalue-t-on le risque d’impact de ces corps sur Terre ? Comment la communauté astrophysicienne contribue-t-elle à anticiper une telle éventualité ?

En cas de risque d’impact d’un corps céleste,
quelles sont les données à prendre en considération
 pour calculer la quantité d'énergie à fournir
pour le dévier (taille de l'objet impliqué,
composition, structure interne) ?
Parfois, le hasard fait bien les choses. Figurez-vous que pas plus tard que ce matin, quelques titres de presse se sont engouffrés dans l’un de leurs marronniers spatiaux favoris : « Un astéroïde géant va frôler la terre et risque de détruire l’humanité entière ». Il s’avère que cet objet – certes de belle taille – passera fin avril à plus de 16 fois la distance Terre Lune, on appréciera la notion de frôler. Il n’en reste pas moins que la collision avec un géocroiseur, quoi que très improbable, est un risque que les agences spatiales considèrent sérieusement, à tel point qu’une double mission NASA/ESA va tenter, dans les prochains mois, de dévier un petit astéroïde de sa course pour s’y préparer.

Astéroïdes : itinéraire bis : c’est le programme dévié qui est le nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

Et pour évaluer à leur juste valeur les risques de collision d’un géocroiseur avec notre planète, et comprendre comment les agences spatiales se préparent à l’éventualité d’une rencontre un peu trop frontale, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Antonella Barrucci, planétologue, astrophysicienne au laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique de l’Observatoire de Paris et Patrick Michel, directeur de recherche CNRS, et responsable scientifique de la mission européenne Héra.

Le reportage du jour

Rencontre avec Sylvain Bouley, planétologue et maître de conférence au laboratoire de Géosciences de l’Université Paris Sud, mais également coordinateur du site de sciences participatives Vigie Cratère. Comment peut-on trouver la trace d’un impact d’astéroïde sur Terre ? La chose n’est pas si évidente que cela compte tenu de l’érosion et de la tectonique des plaques. On a cru jusqu’au milieu du XXe siècle que tous les cratères sur Terre étaient liés au volcanisme, mais les choses ont bien changé et on sait depuis la découverte du cratère de Chicxulub qu’un astéroïde peut avoir des conséquences désastreuses sur un écosystème, voire sur notre planète entière. Par Antoine Beauchamp :

Les repères
  • Par le jeu des perturbations gravitationnelles, de gigantesques corps extraterrestres errants modifient parfois leur trajectoire et s'approchent de notre planète. Quand leur orbite croise la nôtre, on les appelle des géocroiseurs, ou Near-Earth Objects (NEO). 
  • Les possibilités qu'un tel objet s'écrase contre la Terre sont très faibles. Reste que s'il n'est pas possible de prédire la chute d’un astéroïde ou d'une comète sur la Terre, on estime qu'environ 1.000 objets sont potentiellement dangereux (Potentially Hazardous Objects). Leur diamètre dépasse les 140 m de diamètre, c'est à dire le seuil à partir duquel un corps céleste affectera des zones habitées quelle que soit la région du globe où il s’écrase.  
  • L'objectif du projet Dart-Hera est de démontrer, pour la première fois en conditions réelles, la possibilité de dévier un astéroïde en projetant sur lui un impacteur cinétique. C'est l'une des trois solutions possibles pour modifier la trajectoire d'un astre, avec le tractage et le recours à une ogive atomique. C'est aussi la technique dont l'étude est la plus avancée et celle qui semble la plus facilement réalisable.
  • En parallèle de ce projet, la sonde Osiris-Rex est missionnée d’une part pour rapporter des échantillons de matière de l’astéroïde Bennu, connu pour être le deuxième corps céleste le plus à risque pour la Terre (il est susceptible d'entrer en collision avec la Terre vers la fin du XXIIe siècle, entre 2175 et 2196) après Apophis ; et d’autre part pour mesurer l’effet Yarkovsky de l’astéroïde, un effet thermique qui agit sur la trajectoire des astéroïdes. Il s’agit là de pouvoir affiner le modèle de la trajectoire de Bennu, afin de déterminer plus précisément son caractère potentiellement dangereux pour notre planète.

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