« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. »

Henri Poincaré

Saisir des mots clefs à rechercher

jeudi 6 février 2020

Philosopher avec Beethoven : "La musique est une révélation plus haute que toute philosophie" | France culture 03/02/2020



Héritier des grands compositeurs viennois que furent Haydn et Mozart, Beethoven est à la fois le dernier prodige musical du classicisme, et celui qui ouvre la voie d'une musique nouvelle, empreinte de liberté et de sensibilité. Comment révolutionner le monde en musique ?

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
"Celui-là fera parler de lui" aurait murmuré Mozart au sujet de Beethoven...

Le compositeur se fit d'abord remarquer pour ses talents d'improvisateur, au grand dam de son professeur, le grand Haydn. 

250 ans plus tard, en 2020, Beethoven est partout, des salles de concert aux publicités, du cinéma à l'hymne européen. Eric Rohmer le tient pour un grand philosophe et même Kobe Bryant, la star du basket américain décédé le 26 janvier dernier, ne jurait que par lui.

Alors révolutionnaire, celui qui vécut parfaitement intégré dans les salons de Bonn, puis de Vienne ?

L'invitée du jour :

Elisabeth Brisson, historienne, spécialiste de musique, plus particulièrement de Beethoven et Berg (compositeur autrichien 1885-1935)

Beethoven, un penseur en musique

"Beethoven n'était pas du tout théoricien, il n'était pas du tout un écrivain comme le sera Wagner, mais il a par son processus créateur, pensé en musique. Il y a une formule qui était : venu du cœur que ça atteigne le cœur de l'autre. C'est tout à fait cela, il n'y a pas de médiation verbale entre ce qu'il a composé et ce que l'auditeur reçoit." Elisabeth Brisson

Beethoven, autrement ?

- Extrait d'une lettre de Beethoven à Johann Streicher, septembre 1796, dans le livre Beethoven par lui-même, Nathalie Krafft, traduction de Sofiane Boussahel, éditions Buchet Chastel
- Extrait de l'Hommage à Beethoven, de Victor Hugo, dans La Revue musicale (un texte resté inédit jusqu'en 1914)

Sons diffusés :

Archive d'Eric Rohmer dans Comment l'entendez-vous, France Musique, 15/03/1980
Cantate sur la mort de Joseph II, WoO 87, Bonn, 1790, Orchestre symphonique de San Francisco, chef d'orchestre : Michael Tilson-Thomas
Trio pour piano, violon et violoncelle, Opus I, Adagio, Vienne, entre 1793 et 1795, par le Trio Con Brio de Copenhague, interprètes : Soo Jin Hong (violon), Soo Kyung Hong (violoncelle) et Jens Elvekjaer (piano)
Final des Créatures de Prométhée, opus 43, Vienne, entre 1800 et 1801, Orchestre de Chambre d'Europe, chef d'orchestre : Nikolaus Harnoncourt
Symphonie n°3 en mi bémol majeur opus 55, Vienne, 1803, Orchestre Anima Eterna, chef d'orchestre Jos Van Immerseel
Extrait du film Ludwig van B., de Bernard Rose, 1995
Cantate en deux parties, Meerestille, opus 112, Vienne, 1814, Orchestre Philarmonique de Vienne, Choeur de l'Opéra d'Etat de Vienne
Bagatelles en si mineur n°4, opus 126, Vienne, 1823-1824, interprétées par Plamena Mangova
Variations Diabelli, opus 120, Vienne, 1819, interprétées par Filippo Gorini

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire