Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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mercredi 29 janvier 2020

Procès en destitution : Donald Trump "est un dictateur", concluent les démocrates | FRANCE 24 25/01/2020



Les démocrates ont terminé, vendredi au Sénat où se déroule le procès de Donald Trump, leur troisième journée de plaidoirie en faveur de la destitution du président américain. La parole est désormais à la défense.

Un "dictateur", une "menace" pour la démocratie : c'est ainsi que les procureurs démocrates ont conclu, vendredi 24 janvier au Sénat, leur réquisitoire lors du procès en destitution du président américain Donald Trump.

Donald Trump "a utilisé le pouvoir de la présidence d'une manière qui a compromis la sécurité nationale et sapé l'intégrité du processus démocratique des États-Unis", a affirmé le procureur en chef, Adam Schiff, en conclusion de l'argumentaire de l'accusation.

Le président a ainsi "démontré qu'il restera une menace pour la sécurité nationale et la Constitution s'il est autorisé à rester en place", a asséné l'élu démocrate, avant de se livrer à une apologie pleine d'émotion de la démocratie américaine.  "De par le monde on nous admire, mais les gens ne reconnaissent pas ce qu'ils voient", a-t-il mis en garde. "C'est un dictateur", a renchéri un autre démocrate, Jerry Nadler.

Les républicains solidaires de Trump

L'accusation a tenté depuis mercredi de démontrer que Donald Trump, le troisième président de l'histoire des États-Unis à subir un procès en destitution au Sénat, a commis un "abus de pouvoir" et une "entrave au travail du Congrès".

Les faits sont peu contestés : Donald Trump a demandé à l'Ukraine d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, son adversaire potentiel à la présidentielle de novembre, en même temps qu'il gelait une aide militaire cruciale pour ce pays en conflit avec la Russie.

Le président a utilisé les moyens de l'État pour forcer Kiev à annoncer des enquêtes sur son rival afin de le "salir" et de "tricher à l'élection", selon Adam Schiff. Une fois "démasqué" par l'intervention d'un mystérieux lanceur d'alerte, "il a travaillé dur pour étouffer l'affaire" et bloquer l'enquête du Congrès, a ajouté l'élu Hakeem Jeffries.

La solidarité des républicains, majoritaires au Sénat (53 sièges sur 100), devrait permettre à Donald Trump d'être rapidement acquitté. Elle devrait aussi écarter toute comparution de proches conseillers du président, comme le souhaiteraient les démocrates. L'opposition espère toutefois écorner son image, alors qu'il est en pleine campagne de réélection.

"Coup monte"

Donald Trump s'est plaint vendredi d'avoir "eu à endurer des heures et des heures de mensonges, de fraudes et de tromperies". "Le coup monté de la destitution perturbe les élections de 2020", a-t-il regretté sur Twitter.

C'est désormais autour de la défense de s'exprimer, à partir de samedi à 10 h (16 h en France) pendant trois heures, avant la reprise du procès lundi. Les avocats du milliardaire disposeront en tout de 24 heures, étalées sur trois journées, comme l'accusation.

L'avocat personnel de Donald Trump, Jay Sekulow, a promis qu'il allait "démentir et réfuter" les arguments avancés en présentant "un dossier convaincant". "L'idée que vous commettez une entrave au Congrès en exerçant vos prérogatives constitutionnelles est tout à fait absurde", a-t-il ajouté, invoquant le principe de la séparation des pouvoirs.

"SOS"

Pour ses partisans, le président pouvait légitimement demander à l'Ukraine d'enquêter sur les affaires du fils de Joe Biden, Hunter, dans ce pays gangrené par la corruption alors que son père, lorsqu'il était le vice-président de Barack Obama, supervisait la politique américaine envers Kiev.

"Comment pouvons-nous ignorer les Biden en Ukraine ? C'est un conflit d'intérêts évident qui compromet notre sécurité nationale", a déclaré l'influent sénateur républicain Lindsey Graham.

Depuis le début du procès mardi, les procureurs démocrates ne semblent pas avoir réussi à convaincre les sénateurs républicains. Certains ont été vus vendredi haussant les épaules, ricanant ou piquant du nez après quatre longues journées d'audiences. L'un d'eux a même écrit un grand "SOS" sur une feuille visible depuis la tribune réservée à la presse.

Avec AFP

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