« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. »

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jeudi 16 janvier 2020

La fin d'une présence juive en Europe ? par Guy Millière | GATESTONE INSTITUT via LES AMIS PHILOSOPHES REIMS 25/12/19

  • Bien que les Juifs représentent moins d'un pour cent de la population, la moitié des actes racistes commis en France le sont contre des Juifs." - Meyer Habib, député français.
  • L'antisémitisme progresse sur tout le continent et a souvent une coloration musulmane. Pourtant, les autorités ne parlent que de l'antisémitisme d'extrême droite.
  • L'antisémitisme de gauche est présent dans toute l'Europe. Ses adeptes, comme en France, font de leur mieux pour dissimuler et protéger l'antisémitisme musulman.
  • La transformation démographique qui se produit en France se retrouve dans toute l'Europe occidentale, et une soumission croissante à l'islam est acceptée en silence presque partout par les dirigeants au pouvoir.

Le 3 décembre, l'Assemblée nationale française a adopté une résolution reprenant la définition de l'antisémitisme de l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste. 

La résolution a souligné que la définition "inclut les manifestations de haine envers l'État d'Israël fondées uniquement sur la perception de ce dernier comme un pays juif". 

Le député Meyer Habib, qui a soutenu la résolution, a prononcé un discours passionné et poignant dans lequel il a souligné l'étendue de la menace antisémite dans la France d'aujourd'hui et les liens étroits entre la haine des Juifs et la haine envers Israël :

"Depuis 2006, douze Français ont été assassinés en France parce qu'ils étaient juifs. Bien que les Juifs représentent moins d'un pour cent de la population, la moitié des actes racistes commis en France le sont contre des Juifs. L'antisionisme est une diabolisation obsessionnelle d'Israël et un abus de la rhétorique antiraciste et anticoloniale destiné à priver les Juifs de leur identité."

Il a ajouté que parvenir à faire adopter la résolution a été extrêmement difficile, en raison d'un manque général de "courage politique" - une qualité malheureusement souvent absente en France lorsqu'il s'agit d'antisémitisme et d'Israël.

Les dirigeants politiques français déclarent souvent que la lutte contre l'antisémitisme est de la plus haute importance; ils le disent chaque fois qu'un Juif est assassiné dans le pays. Néanmoins, le seul antisémitisme qu'ils semblent prêts à combattre est l'antisémitisme d'extrême droite. Ils refusent apparemment de voir que tous les Juifs tués ou agressés en France depuis 2006 ont été victimes d'antisémites musulmans - et les dirigeants politiques français n'ont jamais dit un mot sur le sujet. Ils semblent vouloir cacher l'antisémitisme ancré dans le Coran et les Hadiths, renforcé dans les années 1930 par l'amitié des nazis avec le Grand Mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, sous une haine musulmane des Juifs basée sur une haine musulmane, soi-disant "légitime", envers les "crimes sionistes".

Les dirigeants politiques français refusent apparemment aussi de voir une autre forme d'antisémitisme, pourtant en plein essor: l'antisémitisme de gauche. Or, c'est précisément cet antisémitisme qui utilise le masque de l'antisionisme pour répandre la haine anti-juive.

Les dirigeants politiques français n'évoquent jamais non plus la façon dont les grands médias français parlent d'Israël, et les conséquences qui découlent d'articles et de reportages décrivant constamment - et faussement - Israël comme un pays maléfique dont les soldats tuent avec mépris des Arabes quasiment chaque jour, et dont les citoyens "occupent illégalement" des territoires (juifs depuis plus de 3000 ans) qui sont censés appartenir à un autre peuple qu'ils privent cruellement de tout.

Les dirigeants politiques français ne peuvent critiquer articles et reportages anti-israéliens: la façon dont la plupart d'entre eux parlent d'Israël est tout aussi anti-israélienne que les pires articles et reportages anti-israéliens. Le gouvernement français lui-même ne fait pas mieux. Lorsque des Juifs israéliens sont assassinés lors d'une attaque terroriste, le gouvernement français publie une déclaration "déplorant" l'attaque et exhortant Israël à "faire preuve de retenue" et à éviter d'"enclencher le cycle de la violence". Lorsqu'une attaque a lieu dans la partie orientale de Jérusalem ou en Judée-Samarie, le communiqué mentionne que "Jérusalem-Est" et la Cisjordanie sont des "territoires palestiniens occupés illégalement par Israël". Ce qui est une façon de dire que les Juifs ne devraient pas être là, que les victimes sont les coupables et que ceux qui les attaquent avaient de bonnes raisons de le faire.

Le 12 novembre, lorsque le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a déclaré que les communautés juives dans les territoires disputés ne contrevenaient pas au droit international, le gouvernement français a immédiatement publié une déclaration disant que "la politique israélienne de colonisation dans les territoires palestiniens occupés est illégale au regard du droit international, en particulier au regard du droit international humanitaire ".

Cette réaction est conforme aux positions prises par le gouvernement français ces dernières années: lorsque le président américain Donald J. Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël et y a déplacé l'ambassade des États-Unis, le président français Emmanuel Macron a déclaré que cette décision était une "grave erreur "et a souligné que l'ambassade de France resterait dans la "capitale d'Israël", Tel Aviv. Un communiqué a ajouté que la France est "l'amie de la Palestine" et soutient "la création d'un Etat palestinien, avec Jérusalem pour capitale". La France ne reconnaît pas Jérusalem comme faisant partie du territoire israélien: le consulat français à Jérusalem est décrit dans les documents officiels français comme "le consulat français à Jérusalem"; le mot "Israël" est omis. Lorsque les citoyens français résidant en Israël votent, les voix de ceux vivant à Jérusalem sont comptés séparément des votes de ceux qui vivent ailleurs en Israël.

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