« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. »

Henri Poincaré

Saisir des mots clefs à rechercher

jeudi 30 janvier 2020

Iles britanniques : la richesse d'une nation La naissance de la City | France culture 29/10/2019



Le roi autorise le 27 avril 1696 la création
de la National Land Bank of England,
véritable alternative Tory à la
Banque d’Angleterre
Dès 1565, l'Angleterre se dote d'une bourse : c'est la création de la Royal Exchange et les premières références à la fameuse City. Un siècle plus tard c'est au tour de la Banque d’Angleterre, puis de la Lloyd’s Coffee House de participer à la réputation financière anglaise...

Nous poursuivons notre récit des origines de la richesse britannique : après avoir parcouru les fiefs anglais aux côtés de Guillaume le Conquérant et de Jean Sans Terre, et avant d’embarquer en direction des colonies demain et de nous glisser dans la peau de Margaret Thatcher jeudi, nous prenons aujourd’hui la direction de Londres où se crée à la fin du 17ème siècle une institution qui va bouleverser l’économie : la Banque d’Angleterre. Une invention qui révolutionne la finance et permet à la Grande Bretagne de devenir la première nation industrielle du monde.       

L'originalité de la Banque d'Angleterre

"On avait soit des banques publiques, soit des banques tournées vers les marchands un peu partout en Europe. C'est le cas essentiellement en Italie, un peu en Espagne et dans le Saint Empire romain germanique. Il y avait aussi la banque de Suède, la banque "la plus vieille banque centrale du monde" au milieu du XVIIe siècle, tournée vers le Parlement. La banque d'Angleterre va fusionner les deux modèles : le modèle suédois tournée vers les dépenses publiques et le modèle continental européen tourné vers les marchands. Et on a vraiment cette fusion des deux circuits : c'est une banque fondée par les marchands, c'est une société anonyme par actions, dont le titre va être côté à la bourse de Londres, c'est donc une espèce de grosse Caisse d'Epargne. Mais elle est aussi destinée à regrouper ses fonds pour financer la guerre contre les Français, donc il y a l'aspect patriotique qui va jouer." Ludovic Desmedt 

Références sonores

Extrait de “La caméra explore le temps”, avec Michel Bouquet dans le rôle du roi et William Sabatier dans le rôle du conseiller Strafford / La caméra explore le temps : Le Procès de Charles Ier, roi d'Angleterre de Guy Lessertisseur – 1963
L'historien Bernard Cottret dans La marche de l'histoire (06/05/2015)
Lecture d'un extrait de 20 ans après d'Alexandre Dumas par Romain de Becdelièvre
Claire Pignol dans Entendez-vous l’eco ? (08/01/2018)

Musiques : 

"Hero" / Michael Kiwanuka
"Opportunities (let’s make a lot of money)" / Pet Shop Boys
Générique : "Time is the enemy" / Quantic

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire