« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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jeudi 30 janvier 2020

Capitalisme, d'où viens-tu ? Les clichés capitaux | France culture 04/12/2019



De gauche à droite : Cartes de la série « Paris-féministe,
les nouvelles professions pour femmes »
et « Paris nouveau, les femmes cocher »
Aujourd'hui Le Cours de l'histoire gratte le vernis du capitalisme, sous ses mots et ses images.

Pour parler du capitalisme, il est nécessaire de nous équiper d’un petit sac de cuir, un sac qui peut être de n’importe quelle étoffe, tissus précieux ou toile de jute. Maintenant, il faut placer un cordon sur ce petit sac afin de pouvoir le fermer. Un simple lacet fera l’affaire.

Les plus coquets d’entre nous vont décorer leur petit sac avec des perles et des rubans, avec des pierreries et des colifichets. Dès lors, l’objet devient un bijou, œuvre d’art que nous accrochons à la boucle de la ceinture.

Diantre, un sachet vide n’a pas grande utilité, même s’il est très joli. Nous y mettons quelques piécettes et voici que le petit sac se transforme en bourse. Dès lors, il prend une ampleur inattendue : cette bourse contient notre richesse, notre fortune, celle qui nous sert à acheter, à échanger, à commercer. Elle devient le lieu où se conclue les transactions sur les valeurs, les actions et les cotations. Le petit sac de cuir joliment décoré est devenu un monstre de la finance. Puisque nous nous plongeons dans l’histoire du capitalisme, il fallait bien parler de la bourse, mais d’une jolie bourse fabriquée dans les règles de l’art.

Ce sont des cartes postales que l’on s’échangeait à la Belle-Epoque, et dont le succès ne se dément pas aujourd’hui : on y voit des femmes en métier d’homme, afficheuses, cochères, conductrices de taxi, dans les rues du Paris de 1900. Quelle place la logique marchande a-t-elle eu dans la mise en avant de ces femmes et du progrès social qu’elles représentaient ?

Avec Juliette Rennes, sociologue, maîtresse de conférences à l’EHESS et chercheuse au Centre d’études des mouvements sociaux (CEMS).
Elle a rédigé l'article « Femmes en métiers d’hommes. Récits de la modernité et usages marchands du féminisme dans le Paris de 1900 », publié dans la Revue d’histoire moderne et contemporaine n°66 (2019).

Nous verrons que des artistes se sont quant à eux emparés des images et des mythes que produit le capitalisme pour les interroger, avec Marie Koch et Vladimir Demoule, qui signent le commissariat de l’exposition en trois parties Ici sont les dragons, et dont le troisième volet « Juste fais-le » est visible jusqu’au 14 décembre à la Maison Populaire de Montreuil.

DISNOVATION.ORG (Maria Roszkowska
et Nicolas Maigret)
Sons diffusés
Musiques :

La marseillaise des cotillons par Germaine Montero
Bande original du film American beauty par Thomas Newman
Faut du fric par Karen
Lecture par Xavier Martinet : La publicité lucrative et raisonnée : son rôle dans les affaires de Jules Arren, publié chez Bibliothèque des Ouvrages Pratiques


Extraits de films :

Au bonheur des dames d’André Cayatte
The stanley parable de Davey Wreden et William Pugh
Archive : Roland Barthes dans Lectures pour tous de Jean Prat, ORTF, 29/05/1957

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