Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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lundi 2 décembre 2019

Quatre regards sur Léonard de Vinci : "La Vierge aux rochers" | France culture 23/10/2019



La Vierge aux rochers de Vinci, datée approximativement entre 1483 et 1508, illustre cette réflexion provenant de ses carnets : "c’est à la fois la peur de l’obscurité et le désir de connaître si quelque chose de miraculeux s’y cachait", une façon de caractériser le geste de Léonard de Vinci…

"La Vierge aux rochers" de
Léonard de Vinci
L’ombre, pour Vinci, est à même le monde, il la trouve dans la grotte, elle n’est pas symbolique mais tout d’abord une présence sensible. Ici, dans l’œuvre de Vinci, le symbole n’écrase pas la réalité…

Léonard de Vinci, phénoménologue, et pourquoi pas ? La vérité n’est pas dans la nature mais dans la manière qu’a cette nature de se refléter dans notre esprit.

Les invités du jour

Thibaut Gress, ancien élève de l’ENS, docteur en philosophie, professeur de philosophie, directeur et rédacteur en chef de la revue Actu-Philosophia

et Guillaume Cassegrain, professeur d’histoire de l’art moderne à l’université Grenoble Alpes

Peindre hors du cadre

"C’est un tableau qui est assez étonnant du point de vue de la composition puisqu’on a quelque chose qui est assez classique : une composition pyramidale qui se voit assez aisément mais qui pourtant par rapport aux œuvres traditionnelles ne s’appuie pas sur une architecture qui permettrait de structurer l’ensemble. Il s’agit de penser les personnages et les figures presque indépendamment d’un espace architectural qui lui donnerait un cadre et ça c’est extrêmement virtuose et c’est relativement nouveau pour l’époque. Le paysage rocheux n’est pas ce sur quoi on peut construire une perspective classique, c’est plutôt quelque chose qui va se trouver derrière les personnages."                 
Thibaut Gress

La continuité entre les éléments 

"On peut penser compte tenu des écrits de Léonard que d’une part il y a une fascination pour le monde minéral dont il fait des relevés avec une très grande précision et d’autre part on a chez Léonard l’idée d’une continuité entre les choses. Il n’y a aucune raison que les figures humaines soient dans une rupture absolue avec le monde naturel et le monde minéral en particulier. On a quelque chose qui va relever de l’eau en arrière-plan, on a la terre, on a le ciel, on a tous les éléments qui sont représentés. On a une réflexion sur les éléments et sur leur continuité les uns avec les autres."                 
Thibaut Gress

Un mouvement naturel au monde 

"Il cherche par son expérimentation du monde, il dessine tout ce qu’il voit, du plus petit au plus grand,  il y a une volonté naturaliste et ce souci naturaliste débouche sur quelque chose de presque fantastique. On est habitué à l’époque à voir une vierge dans un décor architecturé avec un dallage au sol qui permet de la situer clairement et derrière un paysage naturel et il en fait tout à fait autre chose. Ça devient une sorte d’inquiétante étrangeté notamment par le fait qu’il réduise ce décor soi-disant naturel à un avant temps de l’Humanité puisque comme pour la Joconde il n’y a absolument rien d’une présence humaine dans le paysage. C’est une nature qui n’a pas été touchée par la main de l’homme et les formes des rochers semblent provenir d’un mouvement naturel du monde." 
Guillaume Cassegrain

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