Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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mercredi 25 décembre 2019

Milan Kundera : La situation "existentielle" de Kundera | France culture 03/12/2018



Milan Kundera photographié
en 1982 à Paris, en France
L'art du roman de l'écrivain tchèque Milan Kundera est au cœur de cette série dans laquelle nous abordons le parcours de l'auteur de son pays natal à celui où il s'est établi, la France, ses écrits entre poésie, essais et romans, et la portée politique de ses œuvres.

En compagnie de François Ricard, préfacier des œuvres de Kundera parues aux éditions Gallimard, au sein de la collection de la Pléiade en 2011, nous commençons par retracer l'histoire de Milan Kundera. 

Profondeur, densité et légèreté

En 1953, en actuelle République Tchèque, Milan Kundera publie son premier ouvrage, L'homme, ce vaste jardin. 

Il ne s'agit pas d'un roman - genre dans lequel l'auteur est désormais reconnu - mais d'un recueil poétique. 

En 1986, paraît, L'art du roman, un essai dans lequel Kundera partage sa conception de la littérature, de la même manière qu'il évoque des musiciens, lui qui est le fils d'un pianiste, ainsi que d'autres écrivains, ses pairs et à travers eux, sa conception de la haute figure du romancier dans l'essai intitulé : Les testaments trahis, paru en 1993.

Mais cette chronologie est marquée par une profonde rupture survenue après le Printemps de Prague en 1968. Il publie son premier roman en France, la même année, La Plaisanterie. Car l'auteur a été contraint à l'exil, son écriture rdevient alors son territoire familier. Désormais, elle oscille sans cesse entre gravité et légèreté comme nous le montre la conclusion qu'il tire de l'analyse de Madame Bovary par Montherlant :

(...) il s'agit d'une découverte pour ainsi dire ontologique : la découverte de la structure du moment présent; la découverte de la coexistence perpétuelle du banal et du dramatique sur laquelle nos vies sont fondées. Milan Kundera, Les testaments trahis, Paris, Gallimard, collection Folio n° 2703, 1993, p.159.

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