Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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lundi 2 décembre 2019

«Les rituels laïques» Vendredi 6 décembre de 14h à 17h30 17, avenue Roosevelt, Grande Salle du CIERL

A l’occasion du cinquantième anniversaire de la création du Centre d’Action laïque et de la structuration du mouvement laïque en tant que communauté philosophique, le Centre interdisciplinaire d’Etude des Religions et de la Laïcité (CIERL) organise une après-midi d’étude sur le thème des rituels laïques.

Argument

Le Centre d’Action laïque a été fondé à Bruxelles en 1969. Faisant le constat que le combat pour une laïcisation en profondeur des institutions politiques de la Belgique était rendu complexe par la pilarisation de la société belge — à savoir une juxtaposition de piliers idéologiques et philosophiques en son sein, entérinée dans le droit à partir de 1959 —, le monde laïque a choisi de s’inscrire lui aussi dans cette logique. Il a choisi aussi d’y développer un pôle puissant, fédérant les organisations et les individus qui entendaient mettre en avant leur liberté de pensée et revendiquer l’autonomie de la personne par le truchement d’un combat pour la laïcité politique et philosophique.

Depuis cinquante ans cette coupole fédérant diverses organisations laïques, aux sensibilités et aux objectifs différents, a réussi à être reconnue et financée par les autorités de ce pays, au même titre que les cultes reconnus. Développant cette logique, elle s’est plu à laïciser un certain nombre de pratiques symboliques, de manière à offrir des rituels laïcisés aux familles désireuses de marquer les événements de la vie par des rites de passage dégagés du poids de la tradition religieuse. Ainsi, les citoyens qui le souhaitent peuvent aujourd’hui faire appel au réseau laïque pour des célébrations diverses, tels les mariages ou les funérailles, afin de leur donner sens et de les inscrire dans un processus qui offre aux personnes incroyantes une dignité comparable à celles bénéficiant des rites des différents courants religieux.

Cinquante ans après la naissance du Centre d’Action laïque, il nous a paru utile d’en faire le bilan. Nous entendons lors de ce séminaire interroger à la fois les fondements de ces rituels laïques, leur rapport à la notion de rite et aux pratiques religieuses traditionnelles, leur esthétique et mise en scène, ainsi que leur mise en œuvre et la créativité qui y président.

Orateurs  :

Baudouin Decharneux, professeur à l’ULB
Thomas Gillet, maître-assistant à la Haute École de Bruxelles-Brabant
Andrée Poquet, vice-présidente du CAL, membre du Service laïque d’Aide aux Personnes
Jean-Philippe Schreiber, professeur à l’ULB
Cécile Vanderpelen, professeur à l’ULB

Informations et inscriptions :

Mme Dominique Paulus
Dominique.Paulus@ulb.be
+32 (0)2 650 38 49

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