Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde. » Albert Camus

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dimanche 29 décembre 2019

∆∆∆ Les figures de l'allégeance : Quel régime de travail réellement humain 7/9 ? (suite) | France culture 06/11/2018



Chauffeur-livreur de la société de livraison de
nourriture à domicile Deliveroo lors d'un
rassemblement le 11 août 2017 à Paris pour
demander une augmentation de salaire
pour des déplacements supplémentaires
Quelle est la nouvelle économie du contrat de travail ? 

Quelle est l’emprise croissante de l’employeur ? 

Quels sont les nouveaux visages de la subordination ? s’interroge Alain Supiot.

Quelle est l’obligation de veiller au maintien de la capacité des salariés à occuper un emploi ? 

Quelle est la montée en puissance des droits attachés à la personne du salarié ?

Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités, membre, depuis 2017, de la Commission mondiale sur l'avenir du travail, Alain Supiot, analyse les nouvelles Figures de l’allégeance qui ont émergé avec la résurgence du gouvernement par les hommes, tandis que l’Etat s’efface et que le gouvernement par les lois recule, sous l’effet des mutations engendrées par la gouvernance par les nombres et la globalisation.

Dans le contexte de la pensée ultralibérale qui cherche à rompre le compromis fordiste, le statut salarial est perçu comme une entrave à l’ordre spontané du marché et une source de coûts et de rigidités, note le juriste.

"La déstabilisation des cadres spatio-temporels d’exécution du travail et l’autonomie programmée inhérente à la direction par objectifs conduisent ainsi, non à une réduction, mais à un accroissement de l’emprise exercée par l’employeur sur la personne de ses salariés."

"À la fiction du travail-marchandise, la nouvelle économie du contrat de travail substitue ainsi progressivement la fiction du travailleur libre. Le prix à payer pour soutenir cette dernière consiste à doter ce travailleur de droits nouveaux, censés lui permettre de faire face à ses responsabilités, et qui l’accompagneront dans son "parcours professionnel". Car cette émancipation relative, conformément à la signification juridique originelle du mot émancipation – qui en droit romain désigna d’abord une sanction infligée au fils prodigue – est lourde de dangers pour l’émancipé, qui se trouve privé des protections attachées à sa domestication antérieure."

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, le 4 juin 2014. 

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