« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. »

Henri Poincaré

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dimanche 29 décembre 2019

∆∆∆ Les figures de l'allégeance (9/9) : Conclusion | France culture 08/11/2018



Quelles sont les figures de l’allégeance dans les réseaux d’entreprise ? Quels sont les nouveaux rapports de vassalité, de dépendance ? S'interroge le juriste Alain Supiot.

2017 dans l'Illinois : Les travailleurs emballent
et expédient les commandes des clients au centre
de traitement des commandes Amazon de 230 km2
Quelles sont les caractéristiques de l’allégeance que l’on peut retrouver dans la formalisation des liens entre donneurs d’ordre et fournisseurs ? 

Quels sont les risques de longue chaîne de sous-traitance ? Quel est aujourd’hui le devoir de vigilance face aux effets de la gouvernance par les nombres ?

Titulaire de la chaire État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités, Membre de la Commission mondiale sur l'avenir du travail, Alain Supiot interroge les grandes mutations de notre monde au regard de l’analyse juridique dans le cadre de sa série Les Figures de l’allégeance. 

Dans les cours précédents, il a montré que :

"L’imaginaire de la gouvernance par les nombres porté par la révolution numérique, est celui d’une société sans hétéronomie, où la loi cède la place au programme, et la réglementation à la régulation.

Mais dès lors que leur sécurité n’est pas garantie par une loi s’appliquant également à tous, les hommes n’ont plus d’autre issue que de faire allégeance à plus fort qu’eux. Chacun compte sur la protection de ceux dont il dépend et sur le dévouement de ceux qui dépendent de lui.

Radicalisant l’aspiration à un pouvoir impersonnel, qui caractérisait déjà l’affirmation du règne de la loi, la gouvernance par les nombres donne ainsi paradoxalement le jour à un monde dominé par des liens d’allégeance."

Alors quels sont les rapports entre entreprises dominantes et dominées ou entre l’Empire américain et les multinationales ?

Comment les Etats-Unis sont-ils le seul pays assez puissant pour obtenir des multinationales qu’elles se plient à certaines de ses lois ?

Comment se développent des liens d’allégeance, qui combinent un devoir de mobilisation et de transparence de la part des entités vassales, et de la part des entreprises suzeraines ou de la puissance souveraine, un engagement de veiller à leur survie économique ?

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