Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

Saisir des mots clefs à rechercher

dimanche 2 février 2020

∆∆∆ Les figures de l'allégeance (3/9) : Sans foi ni loi, une société insoutenable | France culture 31/10/2018



Sun Quan Tang,  Thirteen Emperors
Scroll (detail), par Yan Liben  (600–673)
musée des Beaux-Arts de Boston
Comment une société privée d’hétéronomie est-elle vouée à la guerre civile ? « Sans foi ni loi, comment la société s’avère-t-elle insoutenable ? »

Comment l’analyse de Carl Schmitt, qui a été un temps le juriste officiel du régime nazi, permet-elle de repérer les moments de crises institutionnelles ?

Alain Supiot, titulaire de la chaire État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités, membre, depuis 2017, de la Commission mondiale sur l'avenir du travail revient sur les différents exemples dans l’histoire et dans l'actualité, où il s’est agi de poser les bases de l'effacement, sinon de "l’extinction de l’État"

Des expériences les plus extrêmes, comme sous le régime nazi, aux promesses de l’ultralibéralisme, il s’interroge sur les conséquences du recul du gouvernement par les lois, l’hétéronomie et il explore les nouveaux liens d’allégeance  dans la série que nous vous proposons cette semaine.



Dans le premier cours, à propos du régime nazi, le juriste notait

« Le droit s’identifie au bon plaisir des gouvernants et le devoir d’un citoyen "sain" n’est donc pas tant d’observer les lois positives, mais de scruter et même de devancer la volonté de son Führer, qui intime à chacun des buts à atteindre plus que des règles à suivre. La fidélité à une personne se substitue à l’observance des lois. Retenez ce point, car il est caractéristique du lien d’allégeance, qui suppose non pas une obéissance mécanique, mais une mobilisation de son intellect au service d’autrui. »

Apres avoir analysé l’insoutenabilité d’une société sans foi ni loi, Alain Supiot s’interroge sur la façon dont la gouvernance par les nombres permet  la résurgence de formes passées, notamment a résurgence du gouvernement par les hommes ? Qu’est ce qui caractérise le ritualisme chinois,  et qu’est-ce qui le distingue du légalisme occidental ?

"Ce que la pensée chinoise, écrit Alain Supiot, a nommé « gouvernement par les hommes » était un ordre rituel, c’est-à-dire un ordre dans lequel chaque homme intériorise la façon dont il doit se conduire en tous types de situation sociale. L’ordre rituel est sans doute la forme historiquement la plus ancienne et pendant longtemps la plus répandue dans l’humanité."

"ce qu’il est l’essentiel de retenir pour saisir l’idée de gouvernement par les hommes : la primauté donnée aux liens qui les unissent sur les relations qu’ils entretiennent avec les choses."

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, le 7 mai 2014, pour le cours d’Alain Supiot, « "Les figures de l’allégeance", aujourd’hui "Sans foi ni loi, une société insoutenable"

Aucun commentaire:

Publier un commentaire