Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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jeudi 19 décembre 2019

∆∆∆ Du gouvernement par les lois à la gouvernance par les nombres : La crise actuelle est d'abord une crise des institutions

Du déclin de la loi aux nouveaux liens d'allégeance

La mise à mal du travail

Le dépérissement de l'État

Les impasses de la gouvernance par les nombres

Les noces du capitalisme et du communisme

 Le rêve de l'harmonie par le calcul

De quoi la gouvernance est-elle le nom ?

La gouvernance par les nombres - Introduction

La gouvernance par les nombres est le titre d'un livre paru chez Fayard en 2015, qui rend compte d'une série de deux cours prononcés au Collège de France par Alain Supiot : le premier s'intitulait "Du gouvernement par les lois à la gouvernance par les nombres" (2012) et le second "Les figures de l'allégeance" (2013). Chapitré et illustré, le film La gouvernance par les nombres, tiré du livre, est la résultante d’un long entretien avec le professeur Supiot.

Exposé synthétique divisé en sept chapitres, il permet d’accéder avec fluidité au déroulement d’une pensée complexe qui nous ouvre les portes de l’histoire du Droit et du mode de gouvernement des hommes. Nous découvrons comment le droit a toujours participé, avec l’art et la science, de l’imaginaire des hommes, véritable lien entre le réel et l’idéal, qui porte les civilisations.

Mais l’imaginaire industriel a fait son temps, et nous entrons aujourd’hui pleinement dans l’ère de l’imaginaire cybernétique, qui répond au vieux rêve occidental d’une harmonie fondée sur le calcul. Un discours qui vise la réalisation efficace d’objectifs mesurables plutôt que l’obéissance à des lois justes, ne laissant aux hommes, ou aux États, d’autre issue que de faire allégeance à plus fort qu’eux, au mépris du droit social.

Véritable manifeste contre le Marché total et les usages normatifs de la quantification économique, ce film est un formidable outil pédagogique qui nous permet de pénétrer dans les arcanes du droit, les dysfonctionnements qui frappent l’Europe, et de mieux comprendre les soubresauts institutionnels qui bouleversent notre époque.

Grandeur et misère de l’État social
Leçon inaugurale prononcée le jeudi 29 novembre 2012
Alain Supiot

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