Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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lundi 2 décembre 2019

De Irishman à Netflix : histoire de mafias | France culture 01/12/2019



Netflix, streaming, VOD : révolution
ou écran de fumée ?
C'est un nouveau coup de tonnerre dans l'industrie du cinéma : cette semaine sortait sur Netflix le dernier film de Martin Scorsese, "The Irishman"

Une affiche prestigieuse pour la plateforme américaine qui fait face désormais à une forte concurrence. 

Assiste-t-on vraiment à une révolution ?

The Irishman, le nouveau film de Martin Scorcese sorti mercredi dernier est un évènement à plus d’un titre. 

Inspiré des mémoires d’un tueur de seconde main du nom de Frank Sheehan joué par Robert de Niro, et de la disparition jamais expliquée d’un très puissant leader syndicaliste américain qui s’appelait Jimmy Hoffa, le film raconte l’histoire d’une amitié et d’une trahison dans le monde de la mafia en même temps qu’un pan l’histoire de l’Amérique entre l’immédiat après guerre et le Watergate.

The Irishman réunit le monde de Scorcese, Robert de Niro, Joe Pesci, Harvey Keitel. Vient s’y ajouter la personnalité shakespearienne d’Al Pacino, qui donne au film une bonne partie de sa grandeur. Saga lyrique et funèbre de 3h30, oeuvre testamentaire du réalisateur de Taxi Driver, le film est aussi et avant tout un film de dialogue, bien plus qu’un film d’action, un film fait pour le cinéma, et, c’est là l’autre évènement de cette sortie, un film qu’on ne verra pas au cinéma puisqu’il sort sur Netflix. Car Martin Scorsese, fervent défenseur du cinéma en salle, a accepté le financement de Netflix et le résultat est qu’on ne verra son film que sur les écrans de télé ou d’ordinateur.

Peut-on dès lors parler de sortie à proprement parler, malgré la campagne d’affichage et les articles de presse ? Ou bien d’une sortie fantomatique, spectrale comme les personnages du film dont les visages sont retravaillés électroniquement? Avec la domination des plateformes telles Netflix sur le marché de la diffusion et de la production mondiales est-ce à une mutation que l’on assiste, ou à la fin d’un monde ?

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