Depuis sa création en 1833, le Grand Orient de Belgique défend la franc-maçonnerie dans sa dimension « adogmatique et progressiste ». Elle ne peut donc être assimilée à une église ou tout autre structure proposant une pensée unique. Elle n’est pas plus un parti politique ou une organisation syndicale. Bien qu’ancrée dans le monde réel, elle n’est pas pour autant un centre laïque. Elle est fondamentalement attachée à la liberté d’opinion, la liberté de conscience et réfractaire à toute instrumentalisation ou contraintes extérieures.

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jeudi 1 octobre 2020

David Hume ou l'art d'être sceptique : Faut-il préférer la destruction du monde à l’égratignure de son doigt ? |France culture 17/10/2019



Qu'est-ce que la "sympathie" chez Hume ?

Pour David Hume, davantage que par la raison, l’homme est mu par les passions, motivées par la sympathie. 

Mais qu'est-ce que la "sympathie" dans sa philosophie morale ? 

Proche de l’empathie, en quoi permet-elle au philosophe de penser les origines de la société ?

L'invitée du jour :

Céline Bonicco-Donato, maître de conférences à l’Université Grenoble Alpes, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture, membre de l’UMR AAU, équipe Cresson

Les passions plus fortes que la raison 

"Au XVIIIe ce que l’on voit c’est une approche qui va s’attacher aux principaux mouvements de la nature humaine que l’on peut observer chez chacun d’entre nous, la peur, la joie, l’amour, la haine et tout le geste de la philosophie des Lumières et notamment de Hume ça va être de montrer l’efficace de ces passions plutôt que de la raison pour comprendre un certain nombre d’actions. L’originalité de la philosophie de Hume par rapport à ces passions ça va être non seulement de les réhabiliter en montrant leur importance pour comprendre la genèse de l’identité, pour comprendre le lien social et même pour comprendre l’approbation morale en essayant de relativiser le rôle de la raison qui pour Hume est l’entendement. Il ne va pas opposer la raison aux passions mais il va subordonner l’entendement aux mouvements impulsifs que va donner la passion à l’action humaine."      
Céline Bonicco-Donato

Ce qui nous meut 

"Si on regarde des activités théoriques et intellectuelles, qu’est-ce qui nous meut ? C’est l’amour de la vérité, c’est la curiosité. Il faut toujours une impulsion première, et je trouve que la description que fait Hume de la nature humaine est beaucoup plus proche de ce qui se passe en nous qu’un certain nombre de textes philosophiques qui peuvent nous donner une reconstruction qui nous semble assez éloignée de ce que nous vivons au quotidien où nous expérimentons bien en nous-même ces mouvements affectifs, ces joies, ces peurs… Et la raison se contente de les éclairer avec plus ou moins de pertinence." Céline Bonicco-Donato

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