Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

Saisir des mots clefs à rechercher

jeudi 7 novembre 2019

Sartre, L’être et le néant : L’homme est-il condamné à être libre ? | France culture 09/01/2018



Jean-Paul Sartre en 1948
Pour Jean-Paul Sartre, l'homme n'a pas le choix, il est libre, et à jamais responsable de cette liberté, quoiqu'il en pense.

Condamnés à être libres, sans rémission, et d'une liberté illimitée ! Telle est l'annonce paradoxale que Sartre nous adresse dans L'Être et le Néant. 

Mais alors, n'y a-t-il vraiment rien qui vienne contraindre notre liberté ? Ai-je choisi ma vie de A à Z, d'un choix absolu ? Non, et cela semble l'évidence même. 

Comment alors la liberté pourrait-elle être infinie ?

Le texte du jour

« (…) Le complexe d’infériorité lui-même est un projet de mon propre pour-soi dans le monde en présence de l’autre. Comme tel, il est toujours transcendance, comme tel encore, manière de se choisir. Cette infériorité contre laquelle je lutte et que pourtant je reconnais, je l’ai choisie dès l’origine ; sans doute est-elle signifiée par mes diverses « conduites d’échec », mais précisément elle n’est rien d’autre que la totalité organisée de mes conduites d’échec, comme plan projeté, comme devis général de mon être et chaque conduite d’échec est elle-même transcendance puisque je dépasse à chaque fois le réel vers mes possibilités (…). Il est impossible de considérer sérieusement le sentiment d’infériorité sans le déterminer à partir du futur et de mes possibilités. Même des constatations comme « je suis laid », « je suis bête », etc., sont, par nature, des anticipations. Il ne s’agit pas de la pure constatation de ma laideur, mais de la saisie du coefficient d’adversité que présentent les femmes ou la société à mes entreprises. Et cela ne saurait se découvrir que par et dans le choix de ces entreprises. Ainsi le complexe d’infériorité est projet libre et global de moi-même, comme inférieur devant l’autre, il est la manière dont je choisis d’assumer mon être-pour-autrui, la solution libre que je donne à l’existence de l’autre, ce scandale insurmontable. Ainsi faut-il comprendre mes réactions d’infériorité et mes conduites d’échec à partir de la libre esquisse de mon infériorité comme choix de moi-même dans le monde. » 

Jean-Paul Sartre, L’être et le néant, « Être et faire : la liberté » (Gallimard, Collection Tel) p. 610-611

Aucun commentaire:

Publier un commentaire