Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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samedi 30 novembre 2019

Quelle souveraineté à l’ère de la mondialisation ? | France culture 29/11/2019



A l'heure où les grandes entreprises se substituent aux Etats, que reste-t-il aujourd’hui de la notion de souveraineté? On en parle avec Dominique Bourg, professeur honoraire à l’université de Lausanne, qui publie "Le marché contre l'humanité" (PUF, 2019).

Marc Zuckerberg, PDG de Facebook,
rendait visite à Emmanuel Macron
à l'Elysée le 10 mai 2019.
S’il fut un temps où les Etats conservaient encore leur souveraineté, ne serait-ce que par l’instauration de frontières, il semble aujourd’hui que le marché s’y substitue, s’insérant jusque dans le domaine de la loi et des instances régaliennes : pour preuve, le désir exprimé par Facebook de frapper sa propre monnaie, Libra. 

Ainsi les flux illimités et les échanges incontrôlés mettent-ils en doute la notion même de souveraineté, instaurant une souveraineté économique à laquelle il nous faut renoncer si l’on veut assurer l’habitabilité de la planète Terre.

C’est la thèse de Dominique Bourg, philosophe et essayiste, notre invité aujourd’hui. Professeur honoraire de l’Université de Lausanne, directeur de la revue en ligne La Pensée écologique et président du conseil scientifique de la Fondation Zoein, il a publié Le marché contre l'humanité (PUF, 2019), un essai qui rappelle la nécessité d’une démocratie écologique et qui nous montre que, si le monde va mal, il n’est pas encore trop tard pour agir.

"Aucune société n’est maîtresse d’elle-même, une partie lui échappe toujours. Aujourd’hui, ne pas redonner aux sociétés la forme de maîtrise qu’elles peuvent exercer sur elles-mêmes est une catastrophe : C’est en cours, la globalisation est en cours et participe à ça." Dominique Bourg

En outre, il remet en cause la notion de Progrès, un grand récit occidental qui nous fait oublier que chaque avancée implique aussi une forme de régression : à titre d’exemple, l’invention de l’agriculture, qui si, selon la thèse de chercheurs comme James C. Scott, a permis la naissance des Etats, s’est notamment accompagnée de nouvelles maladies facilitées par la cohabitation homme-bête.

"Le bon fonctionnement d’une démocratie est un effort permanent, il faut qu’il y ait de l’information digne de ce nom, un droit de grève, le respect des droits humains... […] Quand on a tout ça ensemble, on se rapproche d’une forme d’idéal." Dominique Bourg

Proposant des solutions toujours ouvertes à discussion, ne serait-ce que dans l’idée, qu’il trouve bonne, d’une carte carbone à puces pour limiter les consommations individuelles ou du dépassement de la division du travail (solution prônée par Rousseau), il nous rappelle que le temps nous est compté et trouve un véritable espoir dans les mouvements de jeunesse en faveur du climat.

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