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samedi 23 novembre 2019

Parlez-vous Lacan ? (2/4) « Je suis celui qui a lu Freud » | France culture 27/03/2018



Un bébé se regardant dans un miroir
Comment considérer l'apport freudien dans le travail de Lacan ? 

Quelles sont ses propres grandes contributions à la psychanalyse ?

Freud est un père mort mais décidément bien vivant. 

Lacan se présente en 1966 comme celui qui a lu Freud et dira ensuite : "Libre à vous d'être lacanien, si cela vous chante, pour ce qui me concerne, je suis freudien".

Le texte du jour

"Le sens d’un retour à Freud, c’est un retour au sens de Freud. Et le sens de ce qu’a dit Freud peut être communiqué à quiconque parce que, même adressé à tous, chacun y sera intéressé : un mot suffira pour le faire sentir, la découverte de Freud met en question la vérité, et il n’est personne qui ne soit personnellement concerné par la vérité. Avouez que voilà un propos bien étrange que de vous jeter à la tête ce mot qui passe presque pour mal famé, d’être proscrit des bonnes compagnies. Je demande pourtant s’il n’est pas inscrit au cœur même de la pratique analytique, puisque aussi bien celle-ci toujours refait la découverte du pouvoir de la vérité en nous et jusqu’en notre chair. (…) Si Freud n’a pas apporté autre chose à la connaissance de l’homme que cette vérité qu’il y a du véritable, il n’y a pas de découverte freudienne. (…) Son objectivité est en effet strictement liée à la situation analytique, laquelle entre les quatre murs qui limitent son champ, se passe fort bien qu’on sache où est le nord puisqu’on l’y confond avec l’axe du divan, tenu pour dirigé vers la personne de l’analyste. La psychanalyse est la science des mirages qui s’établissent dans ce champ. Expérience unique, au demeurant, assez abjecte, mais qui ne saurait être trop recommandée à ceux qui veulent s’introduire au principe des folies de l’homme, car, pour se montrer parente de toute une gamme d’aliénations, elle les éclaire." 

Jacques Lacan, Les Ecrits I, Le Seuil, 1966, p. 212 et 213 (Le retour à Freud)

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