Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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dimanche 10 novembre 2019

L'intérêt de la monnaie (1/4) : Dans la peau de John Maynard Keynes | France culture 04/09/2017



Caricature de John Maynard Keynes
 - 1934
Quoi de mieux qu’une immersion dans la vie du grand théoricien anglais, auteur de La théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, pour raconter la monnaie.

Nous démarrons, aujourd’hui, une nouvelle série consacrée à la monnaie.

La monnaie qui reste un enjeu de controverses théoriques majeures en économie. Elle est, bien sûr, un instrument de paiement mais aussi - comme nous le rappellent André Orléan et Michel Aglietta - un instrument de pouvoir. Un instrument qui s’est réinventé, dématérialisé et dont on conçoit même, aujourd’hui, la possible disparition.

Nous découvrons aujourd’hui la vie et l’œuvre de John Maynard Keynes grand théoricien de la monnaie en compagnie de Pascal Combemale.



"Fear the Boom and Bust", par EconStories : Le battle Keynes - Hayek, version rap !

Biographie de John Maynard Keynes

Né en 1883 à Cambridge, dans une famille bourgeoise et intellectuelle, Keynes suit un parcours exemplaire et entre au King’s College de Cambridge où il découvre les sciences économiques. C’est également à Cambridge qu’il se lie d’amitié avec les membres du Bloomsbury group, parmi lesquels Virginia Woolf, resté célèbre pour l’avant-garde de leur production artistique et intellectuelle autant que pour la liberté de leurs mœurs. Objecteur de conscience pendant la grande guerre, il est chargé à la victoire de négocier au Congrès de Versailles pour le compte de la couronne britannique. Ecœuré par les décisions d’un traité qu’il juge humiliant et porteur de nouveaux conflits, il écrit son premier ouvrage économique, Les conséquences économiques de la paix. C’est suite à la grande dépression, qui frappe les Etats-Unis, après une période d’euphorie et de croissance, que Keynes s’illustre à nouveau en publiant en 1936 sa Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, dans laquelle il vient bousculer les conceptions classiques de l’économie, notamment sur le rôle de la monnaie dans l’économie. Il conseille Franklin D. Rossevelt dans la mise en œuvre de sa politique de New Deal, largement inspirée des préceptes édictés par Keynes. Il sera en 1944 l’un des principaux négociateurs lors de la conférence de Bretten Woods qui refondera le système monétaire mondial. Il meurt deux ans plus tard, d’une crise cardiaque, après une vie riche complexe.

La monnaie, c'est quoi ?



Qu’est-ce que la monnaie ? Comment est-elle créée et par qui ? Pourquoi dit-on que « les crédits font les dépôts » ? Quel rôle joue la banque centrale et pourquoi la création monétaire n’est-elle pas sans limite ? Ce court-métrage d’animation explique de manière synthétique le mécanisme de création monétaire qui fait partie intégrante de notre quotidien et qui peut paraître si naturel. 

Générique : "Time is the enemy" de Quantic

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