Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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jeudi 28 novembre 2019

L’humilité mère des vertus maçonniques ? par Jean François | LA FRANC MAÇONNERIE AU CŒUR 12 Août 2017 Planche

La tradition chrétienne classe les vertus en cardinales et théologales, l’humilité ne trouve pas sa place dans ce classement, le Franc-Maçon s’est fixé le but de fuir le vice et pratiquer la vertu, toutes les vertus.

Cette ambition est à la frontière de l’orgueil, il affirme aussi n’accepter les tâches qu’il est capable de réaliser. 

L’humilité est donc au cœur de l’initiation maçonnique, et peut-on séparer les vertus ?

L’initiation est un commencement il faut donc faire preuve d’humilité, l’enfant, l’apprenti Franc-Maçon ne sait ni lire, ni écrire, il apprendra sur les lèvres de sa mère, de sa loge mère ; dans le silence, sous la pâleur de la lune. Il épèlera, lettre après lettre. L’apprenti commence sa démarche intérieure, par la connaissance de son soi comme le dit Saint Augustin : « la vertu d’humilité ne demande rien d’autre que de se connaître en vérité. » c’est le « Connais toi toi-même » attribué à Socrate.

Il faut déjà beaucoup d’humilité au profane qui frappe à la porte du temple au midi de sa vie, pour accepter de laisser ses métaux, pour passer de la matière à l’esprit, nous dirions en langage maçonnique symboliquement de l’Équerre au Compas, accepter de n’être qu’une faible lueur dans l’univers, combattre son ego pour rechercher l’unité, la vérité. Simone Weil disait : « L’humilité est la vertu la plus essentielle dans la recherche de la vérité. » Le mot essentiel nous mène à l’essence et au sens, à la recherche de la substantifique moelle a dit François Rabelais.

Lors de l’une de mes visites récentes aux moines cisterciens de l’abbaye de Timadeuc, ces adeptes de la règle de Saint Bernard, j’ai pu voir la joie sur leurs visages, dans l’humilité ils ont trouvé un véritable sens à leur vie. Saint Bernard leur a transmis son souffle pour passer de l’avoir à l’être, il disait : « comme l’âme s’élève par l’orgueil avant de tomber il faut quelle s’abaisse par l’humilité avant d’être élevée. »

Le maître maçon plus radieux que jamais, même s’il renait doit être vigilant, l’orgueil rôde toujours propre a flatter l’architecte couronné de la gloire de son travail, le temple de pierres, le temple matériel n’est pas la Jérusalem céleste, celui qui n’a pas connu la chute ne connais pas la joie du relèvement.

L’humilité nous permettra de mieux nous connaître, de nous rapprocher de nos frères et ainsi de vivre dans l’amour fraternel.

JF

Note : Ce texte m’a été inspiré par la lecture d’un article de la revue Actualités de la GLNF paru dans la rubrique symbolisme sous le titre « Humilité et Serment de l’initié. L’humilité, mère des vertus ».

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