Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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lundi 11 novembre 2019

Les romans de l'économie : Les métamorphoses du récit | France culture 11/01/2018



Affiche publicitaire pour "L'Argent"
d'Emile Zola (1840-1902) dans "Gil Blas", 1891. 

Illustration de Jules Cheret (1836-1932)
Paris, Arts decoratifs 
Si toute cette semaine nous nous sommes demandés comment la littérature a pu rendre compte des transformations économiques et sociales et comment elle est venue compléter les modèles économiques même, nous nous poserons aujourd'hui la question de savoir quels peuvent être ses effets sur l'économie.

Comme tous les jeudis, notre série s’achève par un débat.

Cette semaine, nous avons voyagé au fil de récits romanesques pour en extraire une lecture économique - un témoignage fictionnel sur le monde.

Nous avons rejoins l’agent économique "Robinson sur son île", puis les “mondes” Zoliens incarnés par les Rougon-Macquart, avant de rejoindre le ménage "Des choses de Perec", produit romanesque de la société de consommation.

La littérature économique a pu puiser dans ces romans - et bien d’autres - des descriptions, des analyses pour ne pas dire “des quasi études” (comme on dirait de celles des peintres) des mécanismes socioéconomiques de leur époque.

Alors que dire de l’économie comme motif littéraire? 

A l’inverse que dire du rôle de la littérature dans la production de traces des tensions et transformations qui traversent les sociétés?  

Ce sont ces liens de dualité et de réciprocité entre économie et le récit littéraire qui vont nous occuper aujourd'hui.

"Il y a une fascination entre littérature et économie, donc concurrence, du moins heurt, dans la mesure où la littérature pose une instabilité du point de vue alors que l’économie s’érige comme un discours scientifique, à partir du 18e siècle, qui entend donner la vérité. Florence Magnot

L’économie efface en elle tout ce qui est marque de fiction. A partir du 19e siècle, elle n’a de cesse de réclamer qu’elle est une science close, achevée, et qu’il faut se consacrer à la diffusion du savoir économique. Alexandre Péraud

Le macro se trouve peut-être aussi dans la littérature, à travers un personnage qui serait au moins double si ce n’est triple. La dimension polyphonique toujours traquée dans l’écriture consiste à trouver dans le micro du macro, c’est-à-dire à trouver tout un peuple dans un personnage, des désirs ambivalents, des contradictions internes ou externes." Arno Bertina

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