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vendredi 8 novembre 2019

Les mots et l'argent : La fabrique du best-seller | France culture 04/11/2019



Le livre, loin d’être une marchandise comme les autres, tire de cette spécificité propre aux biens culturels sa force de résilience et sa faiblesse face aux foisonnements de l’offre culturelle. Alors que les ventes s'effondrent, l'offre est toujours plus intense, interrogeant le rôle de l'éditeur.

Avec 354 millions d'exemplaires vendus au détail,
en baisse de 2,4 %, et un chiffre d'affaires global
 de 3,94 milliards d'euros, en recul de 1,9 %,
le marché de l'édition a enregistré en 2018
son pire score depuis dix ans
Alors que les prix littéraires tombent cette semaine et que Jean-Paul Dubois a remporté le Goncourt, l’économie s’empare de la littérature. 

« Travaillez pour la gloire, qu’un sordide gain ne soit jamais l’objet d’un illustre écrivain » : voilà ce que préconisait au 17ème siècle le poète Nicolas Boileau. 

C’était avant l’essor du marché du livre et aujourd’hui encore, la plupart des romanciers peinent à vivre de leur plume. 

Alors, quelles sont les conditions économiques et sociales de la création littéraire ? Comment les dramaturges et les écrivains ont-ils représenté l’argent et l’échange au cours des siècles ? 

Et quels points communs entre le mot et la monnaie ? 

"Avant le XVIIIe siècle, l'écrivain a un mécène, ou bien c'est le client d'un duc, d'un noble. Ce système a disparu avec la Révolution française : il n'y a donc plus qu'un rapport marchand. L'écrivain, s'il veut vivre de sa plume à la manière de Zola ou de Georges Sand, doit nécessairement discuter marchandise, argent, rémunération." - Jean-Yves Mollier

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