Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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lundi 18 novembre 2019

Le chamanisme, une expérience de l'invisible | France culture 30/10/2019



Rituels chamaniques à Oulan-Bator en Mongolie, 2018
Le chamane, à l’aide de chants et de rituels, voyage en esprit, et possède deux caractéristiques fondamentales : s’il peut être envahi par une force extérieure, il maîtrise aussi cette dernière. 

Quel est le rôle de la pensée chamanique et quelles sont les fonctions du chamane ? 

Guérir ? 

Prédire ?


L'invité du jour :

Charles Stépanoff, ethnologue, spécialiste de la Sibérie, maître de conférences à l’Ecole pratique des hautes études (chaire « Religions de l’Asie septentrionale et de l’Arctique ») et membre du Laboratoire d’anthropologie sociale du Collège de France

Origine du terme "chamane"

"Le mot "chamane" vient d’un groupe de langues sibériennes. Puis, au 17ème siècle, lors de la colonisation par les Russes et leur rencontre avec ces peuples et ces pratiques chamaniques, ils emploient ce terme dans la langue russe et le transmettent aux voyageurs hollandais et allemands scientifiques, qui, eux-mêmes, vont publier des travaux au 18ème siècle traduits dans toutes les langues européennes : c’est à ce moment-là que le terme de "chamane" et la notion de chamanisme se répandent en Europe occidentale…" Charles Stépanoff

Les trois éléments du chamanisme

"Dans le chamanisme, il y a une forme de distribution du travail : le chamane est un expert de l’invisible. Les gens reconnaissent en lui un talent supérieur à eux, ils lui délèguent un certain nombre d’opérations de la vie quotidienne, dans les relations des hommes à leur environnement. On a trois éléments dans le chamanisme : un expert (le chamane), des gens non experts reconnaissant l’expert (les profanes) et un tiers, l’invisible, les esprits. Il faut ces trois éléments pour parler de chamanisme." Charles Stépanoff

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