Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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jeudi 28 novembre 2019

« Iranien », de Mehran Tamadon : quand un athée dialogue avec des mollahs iraniens | par CHARLES CONTE «Laïcité» sur Mediapart 14 NOV. 2014



Iranien athée, le réalisateur Mehran Tamadon a réussi à convaincre quatre mollahs, partisans de la République Islamique d’Iran, de venir habiter et discuter avec lui pendant deux jours. 

Dans ce huis clos, les débats se mêlent à la vie quotidienne pour faire émerger sans cesse cette question : comment vivre ensemble lorsque l’appréhension du monde des uns et des autres est si opposée ?

Le 3 décembre le dernier documentaire de Mehran Tamadon sort en salles. Etudiant en architecture le réalisateur s’installe pour quatre ans en Iran en 2000. Il crée trois films sur cette expérience.

Iranien habitant en France, Mehran Tamadon s’installe dans son pays d’origine en 2000 pour plusieurs années. Il fréquente tous les milieux, populaires et intellectuels. Il réalise en 2004 son premier documentaire intitulé « Mères de martyrs. Behesht zahra ». Le cimetière de Téhéran, Behesht Zahra, est situé à quelques dizaines de kilomètres de la ville. Une partie de ce cimetière est réservée aux soldats morts pendant la guerre Iran-Irak. Tous les jeudis de l’année, ce cimetière est investi par les familles de ces jeunes volontaires mineurs et majeurs, morts au front pour défendre leur patrie ou l’islam. Les mères ne manquent jamais ce rendez-vous. Elles sont le sujet du documentaire.

Les miliciens chiites, les « bassidji », fréquentent aussi ce cimetière. Mehran Tamadon discute avec eux, les invite à déjeuner, tente de les comprendre. De 2005 à 2009, il en tire son deuxième film, intitulé « Bassidjis ». Ce documentaire est ainsi résumé « Dans un désert, sur une colline, des hommes, des femmes en tchador et des enfants déambulent dans un vaste "musée" en plein air dressé à la mémoire des martyrs de la guerre Iran-Irak. C'est le nouvel an iranien, nous sommes près de la frontière irakienne. Un homme me guide. Il est grand et charismatique et s’appelle Nader Malek-Kandi. Durant près de trois ans, j’ai choisi de pénétrer au cœur du monde des défenseurs les plus extrêmes de la République islamique d'Iran (les bassidjis), afin de mieux comprendre les paradigmes qui les animent. Nous venons du même pays et pourtant, tout nous oppose : Iranien vivant en France, athée et enfant de militants communistes sous le Shah, j’ai tout pour heurter les convictions de ceux qui respectent les dogmes du régime. Un dialogue se noue pourtant. Mais entre les jeux de séduction et de rhétorique, les moments de sincérité et la réalité du système politique et religieux qu'ils défendent, jusqu’où nos convictions respectives sont-elles prêtes à s’assouplir pour comprendre qui est l’autre ? ». Ce documentaires suscites des discussions virulentes.

Mehran Tamadon s’installe ensuite à Qom. Il convainc quatre mollahs de participer à une discussion de fonds sur la religion et la laïcité. Plus de trente heures de prise de vue sont réalisées. En octobre 2012, il réuni à nouveaux les quatre mollahs et tourne  « Iranien »  avec deux cadreurs, un preneur de son, un assistant son et un assistant image. Le tournage a duré une nuit et deux jours. Il relate cette expérience dans un entretien publié sur le blog documentaire.

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