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dimanche 17 novembre 2019

Incertitude/Inconscience dans la Recherche de Vérité en FM - Pourquoi avoir choisi ce sujet en Maçonnerie qui est une critique directe de la Raison pure ou absolue ? | Planche F:. Guy V 15/2/2016

Pourquoi avoir choisi ce sujet en Maçonnerie qui est une critique directe de la Raison pure ou absolue ?

Parce que je suis particulièrement critique sur la validité de la Raison pure dans la mesure où, dans notre Ordre, en tous cas, elle est associée à la recherche de la Vérité ou des Certitudes ou, inversement, à l'identification du Faux ou de l'Erreur, éventuellement à la distinction entre le Bien et le Mal. 

J'ouvre donc le débat par une déclaration péremptoire: Une décision absolument Rationnelle, (totale/à 100%), en aucun cas, n'existe jamais et tout mon discours consistera à l'expliquer et, j'espère, à vous convaincre de cette assertion. Que les choses soient claires, dès le début, mon travail ne consiste, en aucun cas, à renier le rôle éminent de la Raison dans la décision mais de tenter d'expliquer ou de prouver que l'entièreté de la DECISION n'appartient pas UNIQUEMENT à la Raison. 

Les Grands Empiristes anglais des XVIIe et XVIIe siècles l'avaient déjà largement pressenti en valorisant le rôle de nos sens comme source également de la Connaissance. David HUME dira que nos comportements sont principalement motivés par nos désirs, nos passions, nos goûts, nos sentiments. L'Esprit (la Raison) jouant ensuite le rôle crucial d'évaluation et d'organisations des informations ainsi perçues, en établissant des déductions et en reliant toutes ces informations les unes aux autres, synthétiquement. Le ton est déjà donné il y a trois siècles... Le même HUME dira aussi, en matière de Certitude, que les faits ne nous sont pas accessibles. Nous ne pouvons accéder qu'à des possibilités et jamais à des Certitudes. Etonnante prémonition des notions fondamentales établies deux siècles plus tard par la Physique Quantique et ses principes aléatoires; de probabilité et d'indéterminisme. 

Enfin Jean-Jacques ROUSSEAU, un des plus grand Encyclopédiste du XVIIe siècle avec Voltaire, Diderot et D'Alembert, (vous vous souvenez... Liberté - Egalité-Fraternité...) réagira également (sociologiquement) aux contraintes de la civilisation et de la culture traditionnelle en déclarant "que nos jugements ne devraient se fonder que sur des exigences des sentiments plutôt que sur la Raison, également, avec deux siècle d'anticipation... 

Fin des années 1800' (1886), environ trente ans avant Freud, Frédéric Nietzsche écrivait déjà dans son livre "Par-Delà le Bien et Mal" (Des Préjugés des Philosophes) que... "Quelle que puisse être la valeur accordée au Vrai, au Véridique, à ce qui est désintéressé, il serait possible que l'on ait dû attribuer à l’apparence, à la volonté de faire illusion, à l'intérêt égoïste et au désir, une valeur supérieure et plus fondamentale pour toute vie". J'ajouterais, en plus, à l'intuition, au fantasme, à la Pensée Paradoxale et principalement au subconscient freudien ainsi qu'aux Principes d'Incertitude ou d'Indétermination chère à la Mécanique Quantique du début du XXe siècle que je décrirai plus loin, en détails.

 La Raison pure peut donc être attaquée sur plusieurs fronts qui n'ont, entre eux, rien de commun, les deux principaux étant ceux déjà cités et sur lesquelles je reviens, à savoir la théorie psychanalytique freudienne de l'Inconscient voire du Refoulement et des réactions pulsionnelles intimes du sujet, accessoirement de l'intuitif.

Et de l'autre, l'interprétation philosophique de la Théorie physique quantique et de ses principes d'Incertitude (ou d'Imprécision), de Décohérence et de notions de "statistiquement probable" en place du Vrai. Voilà, simplement, ce que je veux si, non démontrer, au moins expliciter en détails.

D'abord, les définitions : Qu'est-ce que l'Inconscient, qu'est-ce que l'Intuition, qu'est que la Raison ou la Rationalité ? Pour ce qui est de l'inconscient d'abord, je me dois de préciser, au préalable, voire de revendiquer que je suis un inconditionnel de la psychanalyse freudienne même si celle-ci est souvent critiquée comme "non scientifique car non mathématisable". Et pourtant, elle rejoint largement le domaine scientifique si l'un des critères majeur de celui-ci se base sur le fait que les résultats des analyses se vérifient statistiquement sur un très grand nombre de cas identiques et de très larges périodes, ce qui est indubitablement le cas de la théorie psychanalytique freudienne. Revenant à l'Inconscient inspiré directement par la découverte de Freud au début du XXe siècle, j'y adhère d'autant plus que je ne peux imaginer un instant que l'être humain avec la complexité de son psychisme intime (conscient/inconscient) puisse arriver à une décision absolument rationnelle de par sa seule élaboration cérébrale consciente, à moins, évidement, qu'il ne soit aidé dans sa décision par des machines sophistiquées capables d'analyses et de calculs complexes, inertes, insensible et non sujettes à des influences disons "subjectives" voire affectives, sentimentales ou passionnelles. Encore faut-il le rappeler que ces mêmes machines sont chargées en informations (inputs) par des êtres humains sujet au conditionnement, à des degrés variables admettons-le, de leur Inconscient et/ou de leur Intuition, éventuellement de "mauvaise foi" ou de "tricherie" comme nous en verrons la possibilité par la suite. L'inconscient se définit lui-même comme étant la partie de notre psychisme "non consciente" dominant virtuellement celui-ci. Il s'agit, en fait, d'une des découvertes majeures de l'Histoire humaine au même titre que la Gravitation de Newton, la position non centrale de la terre dans le système de Copernic, l'évolution animale humaine de Darwin et la relativité d'Einstein, la Physique Quantique et ses principes d'Incertitude. Il s'agit d'un immense continent immergé en nous par lequel "Le Moi n'est pas/n'est plus maître dans sa maison" le psychisme conscient seul ne pouvant plus définir seul la conception même de l'Homme/de l'Humain tel qu'élaborée depuis la Pensée Grecque (de Socrate, Platon, Aristote,... jusqu'à Kant et Descartes. Descartes (le cartésianisme) représentant d'ailleurs cette idolâtrie triomphante de la Raison supérieure et impériale... En effet, pour Descartes, l'Esprit s'identifiait à la Conscience, avec la Pensée claire et distincte. Mais avant l'arrivée de Freud, déjà des penseurs philosophes et scientifiques éclairés avaient imaginé une approche de l’inconscient estimant le cartésianisme comme totalement insuffisant. En particulier Leibnitz philosophe et mathématicien de génie (inventeur du calcul intégral) dérivera de ses principes mathématiques un modèle psychique par laquelle il y a, à tout moment, une infinité de "perceptions" dont nous n'avons pas conscience. A noter l'emploi de "perception" déjà usé pour Pensée. A ce point, la conscience émerge graduellement de l'inconscient et non l'inverse. La psychanalyse va bientôt naître avec Freud et sa révolution... Freud, bien au contraire, va élaborer le concept fondamental d'une inconscience qui est une instance à la fois psychique mais distincte de la conscience ayant ses propres structures et lois de fonctionnement et d'action.

En très bref... Les données informatives ou perceptions externes en pénétrant dans l'antichambre du psychisme sont d'abord examinées par la Censure et déviées vers le conscient via le préconscient ou l'inconscient par le phénomène du "refoulement" bien connu. Je n'ai ni le temps ni la prétention de donner un cours de psychanalyse, tout étant défini dans "L'introduction à la Psychanalyse" écrit par Freud au début du XXe siècle, soit il y a cent ans déjà. J'ai ici, avec moi, une simple feuille donnant une vue schématique de la structure interne du psychisme psychanalytique freudien que je tiens à votre disposition, si cela vous intéresse. 

En conclusion, la découverte de l'inconscient remet totalement en question les certitudes de la nature humaine car contrairement à toute la tradition philosophique et pseudo scientifique antérieur, le psychisme/l'esprit/la raison l'est manifestement plus du côté de l'instinct, de l'obscur (de l'irrationnel...) que de la pensée claire et logique. Enfin, que la théorie freudienne enseigne que les êtres humains ne disposent pas (entièrement) d'eux-mêmes, qu'une grande partie de leur vie psychique leur échappe, que dans leur conduite, leurs décisions, leurs opinions, leurs amours ou leurs haines, ils ne disposent pas entièrement d'eux même (comme ils ont parfois tendance à le croire erronément). Avec Freud, la Rationalité absolue est définitivement morte. Morte également est la notion du Libre Arbitre si chère à Kant. Aucune décision absolument rationnelle n'existe plus sous les pressions subjectives telles que décrites ci-dessus. " Les décisions les plus importantes de la Vie comportent toujours un élément inévitable d'irrationalité "dixit Werner Heisenberg Prix Nobel de Physique Quantique 1929. Critique éthique de l'Inconscient - On serait tenté de croire que cette découverte gigantesque de l'inconscient par Freud serait universellement acceptée sans contestation possible. L’honnêteté intellectuelle consiste à admettre que ce n'est pas le cas, proche de nous par exemple, Sartre avec sa philosophie existentialiste, très en vogue dans les années d'après-guerre parmi la jeunesse, en été un adversaire encore que je crois que son opposition était plus rhétorique que de conviction intime. La thèse existentialiste signifie que l'Homme se définit peu à peu et que sa définition est toujours ouverte (il se construit en permanence dans le temps étant responsable de ce qu'il est étant en conscience permanente), Il est évident que cette théorie est en opposition flagrante avec la théorie freudienne car admettre l'hypothèse d' un inconscient (ultra dominant de surcroît) consiste à rejeter ce qui serait fondamental à l'Homme, à savoir sa Liberté. Je n'entrerai pas ici dans ce débat n'ayant ni le temps ni la compétence mais, de mon opinion personnelle, sans nier la possibilité (et la nécessité) de l'Homme à assumer sa Liberté et, en conséquence ses responsabilités, l'attaque frontale est faible et totalement contredite dans la pratique et l'expérience depuis plus d'un siècle. 

L’intuition - Que dit le Dictionnaire ? 

Ce serait "une forme de connaissance ou de perception immédiate qui ne recours pas, du moins directement, au raisonnement" Ce n'est pas très évident, pour le moins... Personnellement, je crois que c'est un phénomène sensoriel exceptionnel et extra ordinaire (en deux mots), je dirais un para-phénomène dont certains sont infiniment plus sensible que d'autres qui consiste à pressentir/sentir le ou les événements qui vont suivre ou se développer. Ce n'est certainement pas de la prévision qui déjà peut se baser sur des éléments matériels (scientifiques ou statistiques) à la fois tangibles ou, inversement, un raisonnement abstrait. C'est un phénomène difficile à cerner exactement encore que l’élément sensoriel serait particulièrement prédominant, Est-ce aussi une question de rayonnement, de vibrations, de don d'anticipation au travers du rêve psychanalytique extirpant du passé et/ou extrapolant vers le futur, je ne sais. Je sais en tous cas qu'elle peut souvent servir d'intelligence... Je dirais de façon imagée que l'intuition est "un radar cérébral qui voit dans le brouillard"... Dans mon cas personnel, je l'avoue et je m'en orgueillis, mon intuition m'a très souvent et très remarquablement servi parfois plus que mon intelligence (rationnelle), tant dans les rapports avec le sexe opposé voire mon genre et surtout en matière professionnelle où, avec la chance et/ou le hasard concomitant, elle a très largement contribué à ma carrière.

En conclusion immédiate, avec l'inconscient, l'intuition est également génératrice d'action projective totalement indépendante de la Rationalité pure. Par contre, c'est probablement une des facultés mentale dont il faut être le plus prudent en matière d'exactitude (ou d'inexactitude) au vu de l'illusion de validité (on veut y croire) à tout prix (Expression critique d'un psychologue Prix Nobel ... d’Économie/Paul Krugman)… En effet, pour des cas majeurs, l'intuition devrait pouvoir se vérifier soit pas une évaluation alternative, soit un calcul de probabilité ou statistique pour vérification et réduire la marge d'erreur possible voire l'imaginaire abusif.

Raison/Rationalisme - Étymologiquement, le terme vient du latin "ratio" qui désigne le calcul au sens de compter, organiser, compter. D'où son assimilation au sens de réflexion bien organisée, claire, argumentée contradictoirement, et, jusqu'à un certain point, logique, encore que ce dernier mot demande également définition. En matière de définitions d'ailleurs, Raison et Rationalité qui l'accompagne, il y a eu autant que de traités de philosophie, de morale ou de psychologie... Je m'en abstiendrai donc mais je la définirais éventuellement par son inverse disant que : C'est une attitude ou méthode mentale qui s'oppose fortement aux mouvements irréfléchis, non argumentés, illogiques, passionnels du cœur, ou, dans mon opinion, de la Foi et de toutes Révélations transcendantales. Pris dans ce sens, la Raison/rationnelle est à la foi l'origine, le moteur et le fil conducteur de la Philosophie au sens premier (antique) du mot.

Car la Philosophie va prendre ses origines en Grèce, en Ionie plus précisément Et ainsi la Lumière fut.... La Pensée grecque va illuminer le monde, il y a 2.5OO ans, avec Thalès de Milet et Anaximandre pour commencer. L'immense bal de la Pensée qui va suivre en s'ouvrant au monde, grec et méditerranéen d'abord, le monde occidental ensuite et, enfin, le monde entier, progressivement. Cette pensée va créer la notion de Pensée rationnelle (la Raison), celle que le monde nous enviera et/ou celle que l'on exècrera au nom, principalement du mysticisme, aujourd'hui de l'intégrisme religieux. Cette science émanant d'une philosophie "naturelle" à l'époque, va se caractériser, d'abord, par un désir puissant de comprendre les phénomènes sous tendant les phénomènes naturels (en particulier le Cosmos) par l'analyse et le raisonnement en lieu et place de la croyance conventionnelle (populaire). Etonnement, l'Homme fut le dernier objet à être soumis à une étude philophico-scientifique. Etapes, toutefois, majeures dans l'histoire des idées donnant, souvent, des résultats semblables à ceux obtenus aujourd’hui par des moyens bien plus perfectionnés. La Pensée rationnelle grecque va assumer le destin d' l'Humanité, pour le meilleur ou le pire... jusqu'à, Hiroshima, aujourd'hui mais quid de demain, qui sait où l'on va ou peut aller...

Autrement dit, hors de l'Occident, il n'y a pas réellement de pensée rationnelle mais divers systèmes aussi mystiques que mythiques, rigoristes, aussi subjectifs que fondamentalistes, donc cruellement statiques voire réactionnaires. En effet, la pensée rationnelle occidentale se caractérise par son objectivité "critique" sur tous les domaines possibles qu'ils soient éthiques, littéraires, techniques, d'actions ou de pensées quelconques. Cette Philosophie se définit elle-même en "amour du savoir" ou plus précisément; d'un "savoir réfléchi et de sagesse". De ce fait, elle est fondamentalement "évolutive" comme en témoigne l'évolution de pensée philosophique depuis le monde grec jusqu'à nos jours. Et elle évoluera encore, probablement...

N.B. Pourquoi l'origine particulièrement "grecque"? Peut-être parce que les nuits chaudes de la Grèce sont plus propices à la méditation réflexive qu'en Laponie en décembre/janvier par - 3O°. Plus sérieusement..., la Grèce, pays traditionnellement maritime, donc tourné vers le monde extérieur, se trouve également, géographiquement, au confluent de plusieurs civilisations, occidentales, moyen-orientales et extrême orientales car (et je reprends le texte du Dictionnaire de Philo/Universalis), "les Grecs plus souvent disciples de l'Orient qu'ils n'ont voulu l'admettre, vont créer une science de la réflexion basée non seulement sur l'accumulation de connaissances mais aussi, liées entre elles sur des axiomes et des principes premiers mais dans lequel un discours cohérent logique et "universel" peut se développer". Soit un discours raisonnable principalement dominé par "l'esprit critique". Donc, une faculté, probablement typiquement humaine, de connaissance, de savoir et de jugement, conformément à des principes réflexifs intimes et personnels, objectifs ou abstraits. Sautons maintenant quelques siècles.... Et Dieu dit... Que Newton Soit... Un des plus grands génies de l'Histoire humaine,... avant Einstein. Avec sa découverte de la Gravitation (l'attraction des masses dans le vide), ses innombrables corrections de théories qui l'ont précédé, il va fondamentalement établir le programme de la science et de la philosophie des temps à venir, ... jusqu'au début du XXe siècle. Désormais, les Pouvoirs civils et religieux vont perdre de leur pouvoir temporel; les Vérités étant à établir (éventuellement, à prouver) par la démarche scientifique expérimentale mathématisée. La durée de ma Planche étant, paraît-il limitée, je ne peux évidemment citer tous les philosophes qui se sont préoccupés de la Raison depuis les anciens grecs (Socrate, Platon, Aristote) jusqu'aux Phénoménologues du XXe siècle, ce qui, nous prendrait des heures... Je voudrais, néanmoins, en citer un en particulier, Grand Maître de la Raison critique pure ou pratique, Kant (1724-1804) contemporain d’Isaac Newton (FM et Membre de la Royal Society) pour laquelle il avait une admiration totale et qui l'a énormément influencé dans ses réflexions. Encore que ce génie de l'Esprit pur a eu une certaine difficulté de s'abstenir de la Religion et de la Croyance en Dieu, qu'il exprime sous forme de recherche métaphysique ("Le Fondement de la Métaphysique des Mœurs"), ce qui est un euphémisme pour désigner la "conviction" ou la "croyance" plutôt que "Foi" qu'il évite. La Foi étant l’Inconnaissable, donc particulièrement sujette à caution en matière de Raison pure.. Ce qui me semble éminemment contradictoire...

En ultra résumé, Kant a cherché par sa Critique de la Raison pure à délimiter le champ et les formes de la connaissance objective et, se référant aux Sciences qui vont largement déborder la Philosophie, comment si une pensée réfléchie, mathématique et physique, étaient possibles. Il exprime aussi la tâche de la Philosophie comme étant un questionnement sur les trois questions fondamentales "Que puis-je savoir - Que dois-je faire - Que puis-je espérer ? " Dans sa Critique de la Raison pratique, il établit que la Loi morale, imposée "a priori" (à la Raison) a pour, condition la liberté du sujet, liberté dont nous connaissons ainsi la possibilité sans toutefois la comprendre". D'où (les inévitables) idées de Dieu et l'immortalité (de l'âme) présentées non comme relevant du savoir objectif mais comme condition de l'objet nécessaire d'une volonté déterminée par la Loi morale c a d Le Souverain Bien. Malgré tout cela, Kant est et reste un monument de la Pensée rationaliste et influencera immensément les générations suivantes (Hegel - l'Apôtre Evangéliste de l'Absolu et promoteur initial de l'idéologie nazie voire le communisme dialectique de Marx, ... Heidegger, Fichte,...)

Mais le génie de Kant ne résistera pas aux pressions ultérieures, un siècle plus tard, je l'admet, que sont la découverte du psychisme de l'inconscient et de l'interprétation philosophiques des théories révolutionnaires de la Physique relativiste et quantique, anéantissant ainsi l'absolu de l'intangibilité rationnelle et plus encore des Vérités. Ne confondons donc pas les questions: Si l'inconscient, éventuellement l'intuition, sont de première importance dans la réflexion, la Raison y maintient une position absolument essentielle dans toutes nos opérations journalières, des plus insignifiantes aux plus conséquentes, dans la mesure où c'est elle aussi, in fine, qui guide notre conduite éthique et notre morale et, en particulier, nos choix critiques évitant ainsi le déterminisme absolu. Cela signifie clairement qu'elle est (qu'elle se croit) responsable de notre Liberté de Pensée, soit de notre liberté aussi individuelle que démocratique si Démocratie signifie Liberté de conscience et politique. Kant, que je cite déjà plus haut, dira à ce sujet "Agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse en même temps toujours valoir comme principe d'une législation universelle".

N.B. Contradiction à ce sujet par Anna Arendt (Le Procès/"Eichmann à Jérusalem" (la Banalité du Mal), insiste sur l’irresponsabilité, le sens dévoyé du devoir et l'obéissance aveugle et irréfléchie à la/à sa hiérarchie. Enfin, un tout dernier mot, peut-être capital en matière de Raison et sujet à doute sur la raisonnement absolu, c'est le principe d'Incertitude (ou l'Aléatoire) tel que défini dans la Physique Quantique moderne (ou l'absence de Certitude selon Prigogine) telle que développée déjà par la Relativité Restreinte de Einstein (il y a également un siècle ) et l’extraordinaire révolution quantique fondée initialement par Max Planck en 1900, établissant l'onde et/ou l'énergie comme étant émise en un paquet fragmenté ou "quantum ou quanta" d'énergie. Reprise ensuite par Heisenberg en 1926 qui démontrera qu'il est impossible de déterminer simultanément la vitesse et la position d'une particule élémentaire ou, plus précisément, que la vitesse de la particule x l'incertitude de sa vitesse x sa masse ne peut jamais être plus petite qu'une certaine quantité qui est la "constante de Planck. Schrödinger complètera la théorie en établissant la primauté de la fonction d'onde (par l'équation de Schrödinger) basée sur des équations "statistiquement probables ou possibles" Ce Principe d'Incertitude sera la fin du rêve que la Science puisse envisager un modèle de l'univers qui soit complétement (pré) déterminé. D'où ses inévitable conséquences philosophiques sur de toutes nos vies mais de reconnaître également la part prépondérante de l'Inconscient et de l'Intuition ainsi que de la traduction philosophiques des principes d'Incertitude ou d'Imprécision Quantique dans l'analyse de la composante réflexive conduisant la DECISION "dite rationnelle".

La question qui importe réellement, et sujet de ma thèse, est de reconnaître et admettre les rapports respectifs de ces deux immenses phénomènes séparés et non liés, dans chaque situation donnée et ce, pour admettre - enfin - que les décisions absolument rationnelles sont illusoires. 

V'M', mes FF'/SS', j'espère avoir suffisamment explicité mon thème de ce midi et, dans le meilleur des cas, vous avoir convaincu du fait que l'absolue Rationalité n'existe pas (à 100%); de même pour la Vérité absolue, du moins pour l'homme pris comme tel c a d "tel qu'il est" sans aides extérieures par des artifices de calculs ou des machines électroniques modifiant son psychisme en une "intelligence artificielle" permettant éventuellement une approche plus totale d'un absolu de rationalité. Cela se passe déjà et cela s'amplifiera certainement dans le futur avec les progrès des calculs mathématiques, de l'électronique et les ordinateurs quantiques. Mais ceci est un autre sujet que celui de ma Planche. Ma Planche de ce midi ne traitant, je le répète, que de l'individu au sens strictement humain du terme. Encore que la Science ou l'aptitude scientifique du sujet, peut aider à tendre vers une Rationalité "plus optimale" tant il est vrai que la Science se base effectivement/essentiellement sur les nombres (Pythagore de Samos, et, plus tard, les Atomistes (Démocrite et Épicure) et, enfin Archimède de Sicile, déjà, ne s'y étaient pas trompés, eux qui assimilaient la Rationalité au calcul par les chiffres, sur l'expérience et sur la démonstration et la preuve, éventuellement contradictoire.

Car la Science ne pense pas par elle-même mais déduit et induit vers la pensée rationnelle et objective, claire, analytique ou synthétique, en un mot, philosophique au sens bien Occidental de celui-ci.

Pour conclure, dans une optique résolument psychanalytique et quantique, que je défends manifestement, c’est encore la Science qui approche le plus d'une supplantation du Principe de Plaisir cher à Freud par le Principe de Réalité. J'insiste sur le mot Réel (opposé à Faux et Irréel) mais plutôt que Raison (pure).

J'ai probablement déjà trop dit sur le sujet, Guy V

MAXIMES (parfois Contradictoires)

- "Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer" (Voltaire/Épîtres)

- "Les religions sont la plus grande escroquerie intellectuelle du monde" (Malaise dans la Civilisation/Freud 1929...)

- "Le cœur a ses raisons que la Raison ne peut comprendre" (Blaise Pascal)

- "Ce n'est pas par la Raison (absolue) que l'on arrivera à la Vérité (absolue)Heisenberg Prix Nobel de Physique Quantique également 1929...(étonnante coïncidence de date...)

- "L'Inconscient a ses pulsions que la Raison ne peut comprendre... ou admettre" (GV)

- " L'Intuition sert (plus souvent que l'on ne croit) d'Intelligence. C'est mon cas... (GV)

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