Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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samedi 30 novembre 2019

IA : vers une nouvelle taylorisation du travail ? | Generation Libre 2019

À l’heure de l’engouement pour l’intelligence artificielle, Gaspard Koenig nous met en garde contre les dangers de son introduction à l’aveugle dans les entreprises.

Pas un jour sans qu’un rapport de consultants spécialisés ne fasse l’éloge de l’IA au sein des entreprises. Définie comme bienveillante, elle affranchirait les salariés des tâches routinières pour leur permettre « d’exprimer leur personnalité profonde ».

Un avis que ne partage pas exactement Goinger Kreis, cercle de réflexion allemand réunissant divers professionnels de l’industrie, des ressources humaines ainsi que des intellectuels. Un manifeste publié par le cercle décrit les dangers « d’une possible standardisation amenée par l’IA » et met au jour une forme de paternalisme (bien intentionné).

Pour Gaspard, déléguer intégralement la prise de décision à l’IA va à l’encontre des responsabilités individuelles et dégrade fortement la valeur du travail. En s’appuyant sur les travaux de Mathew Crawford, philosophe et garagiste, il saisit l’enjeu d’un monde où l’IA centraliserait l’expertise et s’inquiète de voir émerger des « usines à processus imposant des moyennes normatives à leurs salariés comme à leurs clients et consommateurs ».

Il faudrait tourner les « Temps modernes » de l’IA, où des surdiplômés passeraient leurs journées au bureau à valider des procédures.

L’émergence d’un nouveau taylorisme risque de déstabiliser l’économie et d’entraîner les employés dans la dépression, contraints à l’exécution de simples tâches inutiles. Aux yeux de Gaspard, le progrès réside au contraire dans le pouvoir de décision des employés et dans leur capacité à défier les prévisions algorithmiques.

Gaspard souligne, en conclusion, que ce n’est pas dans l’affranchissement de toute contrainte que l’individu développe sa créativité mais, au contraire, lorsqu’il reste « aux prises avec une activité conçue dans son intégralité ». Tout repose donc sur la façon dont on utilise l’IA. Il s’agit de la soumettre à nos propres valeurs, et non l’inverse.

Pour relire la chronique de Gaspard Koenig dans Les Echos « Non à l’introduction aveugle de l’IA dans l’entreprise », cliquer ICI.

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