Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde. » Albert Camus

« Autant peut faire le sot celui qui dit vrai que celui qui dit faux, car nous sommes sur la manière non sur la matière. » Michel Montaigne

« L'homme n’est pas un empire dans un empire. » Baruch Spinoza
« Democracy Dies in Darkness »

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samedi 2 novembre 2019

Freud et la religion : "L'homme Moïse et la religion monothéiste" | France Culture 29/09/2016



Moïse et les tables de la Loi
Que penser de l'hypothèse freudienne selon laquelle Moïse fut Égyptien, et non pas juif ?

Comment comprendre que Freud revienne à la fin de sa vie à des questions liées à la Bible et à l'interprétation des textes, alors qu'il l'a passée sans pratiquer et se décrivait lui-même comme un "juif sans Dieu"

Quel était alors son rapport à sa propre religion, le judaïsme ? 

Tobie Nathan décrypte aujourd'hui L'homme Moïse et le monothéisme, dernier ouvrage publié par Freud.

Le texte du jour

« Si Moïse fut un Egyptien, le premier résultat de cette hypothèse est une nouvelle énigme, à laquelle il est difficile de répondre. Lorsqu’un peuple ou une tribu se prépare à une grande entreprise, il ne faut s’attendre à rien d’autre que de voir un individu de cette collectivité se hausser au rang de chef ou se trouver destiné à ce rôle par une élection. Il n’est cependant pas facile de deviner ce qui pouvait inciter un Egyptien de haut rang – peut-être un prince, un prêtre, un haut fonctionnaire – à se placer à la tête d’une foule d’étrangers émigrés, arriérés sur le plan de la civilisation, et à quitter son pays avec eux. Le mépris bien connu de l’Egyptien pour les nations étrangères rend une telle initiative particulièrement invraisemblable. Je suis même tenté de croire que c’est justement pour cela que des historiens qui ont reconnu le nom de Moïse comme égyptien et qui ont attribué à l’homme toute la sagesse de l’Egypte n’ont pas voulu admettre ce qui en découlait : la possibilité que Moïse fût un Egyptien. A cette première difficulté s’en ajoute bientôt une seconde. Nous ne devons pas oublier que Moïse ne fut pas seulement le chef politique des Juifs établis en Egypte, mais aussi leur législateur, leur précepteur, et qu’il les plia au service d’une nouvelle religion, nommée aujourd’hui encore la religion mosaïque, d’après son nom. »

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