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jeudi 21 novembre 2019

Faut-il tuer Freud ? : Machines partout, Œdipe nulle part | France culture 26/09/2019



Félix Guattari chez lui le 15 juin 1987 à Paris
Qui est Félix Guattari, celui qui, avec le philosophe Gilles Deleuze, remet en cause l'enseignement freudien dans le livre "L’Anti-Œdipe", publié en 1972 ? 

Croyaient-ils au bien-fondé de la psychanalyse ? 
Comment ont-ils pensé ensemble l'élaboration d'un "inconscient machinique" ?

L'invité du jour :

Valentin Schaepelynck, maître de conférences au département de sciences de l'éducation de Paris 8, membre du collectif de la revue deleuzo-guattarienne Chimères

Guattari croyait-il au bien-fondé de la psychanalyse ?

"À cause de son travail avec Gilles Deleuze et la publication de leur livre "L’Anti-Œdipe" en 1972, qui développe tout un rapport critique à la psychanalyse, on a eu tendance à enfermer Guattari dans une posture primairement anti-psychanalytique, et c’est faux. Ils essaient de porter la psychanalyse au-delà des espaces dans lesquels elle a pu elle-même s’enfermer. 

Il faut souligner que Guattari a eu une pratique de psychanalyse qui n’a jamais cessé. Dès les années 50, il a fait partie d’une des expériences les plus fortes et les plus intéressantes de la critique et de la transformation radicale de la psychiatrie qui a été la psychothérapie institutionnelle, qui est allée chercher à la fois dans la psychanalyse et dans le marxisme, des outils pour critiquer mais aussi transformer de l’intérieur l’asile." Valentin Schaepelynck

Soigner l’institution

"C’était le mot d’ordre d’un médecin allemand, Hermann Simon, dans les années 30 : pour soigner, il faut d’abord soigner l’institution de soin. Comment faire vivre une institution au quotidien ?
C’est le travail de la psychothérapie institutionnelle, faire en sorte que le quotidien des malades et des soignants soit au centre. Il a fallu élaborer des dispositifs collectifs où le clivage entre soignants et soignés est remis en question… On peut parler de désessentialisation, qui passe par une pratique de la relation. C’est la relation qui soigne." Valentin Schaepelynck

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