Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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jeudi 21 novembre 2019

Faut-il tuer Freud ? : Carl Gustav Jung, le dissident mystique | France culture 24/09/2019



 Carl Gustav Jung en 1960
En 1913, Carl Gustav Jung, disciple de Freud, rompt avec le maître. 

Pour Jung, la psychanalyse a pour véhicule essentiel le rêve, guérisseur, quand pour Freud, le rêve n'exprime que les névroses. 

L'expérience de la psychanalyse est-elle spirituelle ? 

La vie intérieure est-elle à privilégier ?

En 1961, l'année de la mort de Carl Gustav Jung, celui-ci publie un ouvrage intitulé « Ma vie » : souvenirs, rêves et pensées, dans lequel il décrit, entre autre, sa rencontre puis sa rupture avec Freud... "J'eus des rêves des plus significatifs qui indiquaient déjà ma rupture avec Freud" écrit-il. 

Quels furent leurs liens, et comment Jung pensa-t-il la psychanalyse après sa rupture avec Freud ?

L'invité du jour :

Pierre Trigano, docteur en philosophie, écrivain, psychanalyste jungien, cofondateur de l’Ecole du Rêve et des Profondeurs, kabbaliste et chercheur dans le domaine de la tradition hébraïque

Jung et Freud, disciple et maître

"Jung fut reconnu comme le premier disciple en titre de Freud. S'il s’est séparé de Freud, c’était le prix de sa liberté, il avait pris conscience que Freud réduisait tous ses disciples à des enfants soumis. Jung a accusé Freud de reprendre à son compte toutes les idées créatrices que certains disciples avaient avancées, Freud ne supportait pas que d’autres puissent avoir une pensée autonome par rapport à lui. C’est un conflit typique entre père tyrannique et fils d’abord soumis puis cherchant sa propre voie. Pendant plusieurs années, Jung et Freud se sont échangés des rêves jusqu’au moment où, à la ferveur d’un rêve que Freud avait fait, Jung a posé une question à Freud qui lui a répondu : "Je ne peux risquer mon autorité". À partir de cet instant, Freud a perdu toute autorité aux yeux de Jung." Pierre Trigano

Le rêve, objet de rupture intellectuelle

"L’approche du rêve est opposée chez Jung et Freud. Pour Freud, le rêve doit toujours être réduit à faire ressortir le symptôme d’une névrose alors que pour Jung, le rêve contient ce qui guérit la névrose, de rêve en rêve, il y a un processus de guérison qui vient de l’intérieur même de la psyché et pour Jung, une analyse c’est essentiellement ce travail du rêve et ce processus." Pierre Trigano

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