Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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jeudi 21 novembre 2019

Faut-il tuer Freud ? : Allô ! Dolto, bobo | France culture 23/09/2019



Entre 1976 et 1978, à la radio, la psychanalyste Françoise Dolto (1908-1988) a présenté des émissions de grande audience où elle répondait aux questions de parents. Son oeuvre n'opposait en rien clinique et théorique. Comment a-t-elle transformé le statut de l’enfant dans la société ?

Françoise Dolto converse avec deux enfants
Il paraît que pour avancer, il faut savoir tuer le père. Le tuer, c'est-à-dire le destituer du caractère indépassable de son autorité. Ne plus le tenir pour norme, ni obstacle, et le remettre à sa place, ni au-dessus, ni à côté. Ce qui ne veut pas dire que le père est inutile, bien au contraire, mais qu'il faut savoir quoi en faire.

Françoise Dolto, Carl G. Jung, Mélanie Klein et Félix Guattari ont en commun d'avoir hérité du père de la psychanalyse, Sigmund Freud, en le critiquant pour certains, en lui faisant la peau pour d'autres, ou en lui restant fidèles...

Qu'a repris Françoise Dolto de l'enseignement freudien ?

L'invitée du jour :

Caroline Eliacheff, pédopsychiatre et psychanalyste

Dolto, révolutionnaire, encore aujourd'hui

"Françoise Dolto devient connue dans les années 70, mais sa pensée, elle l'élaborait depuis 1940. Pendant toute cette période, d’autres personnes ont essayé de changer la perception qu’on avait de l’enfant, et cette perception ce ne sont pas seulement les psychanalystes qui l’ont changée c’est également les médecins qui commençaient à s’intéresser différemment aux enfants. Ce que dit Dolto, encore révolutionnaire aujourd’hui, c’est que l’enfant, dès sa conception, est un être de désir, de communication, il faut lui parler et lui dire des choses vraies…" Caroline Eliacheff

Les bébés, maîtres à penser

"Le maître de François Dolto était Freud, mais avant tout, les bébés. Elle a tout appris grâce à eux. Elle a voulu en faire profiter la société, et en particulier les parents. Mais ce qu’elle a soutenu c’est que la psychanalyse avec les enfants ne doit en aucun cas être éducative, ce sont les parents qui éduquent." Caroline Eliacheff

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