Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

Saisir des mots clefs à rechercher

jeudi 14 novembre 2019

David Simon : Réception et trouble dans le genre | France culture 24/01/2018



La complexité et la profondeur du regard porté sur l'Amérique des marges, et la portée critique de la série "The Wire" ont très vite intéressé les sociologues. Décryptage de la représentation qu'elle livre de l'espace urbain, de ceux et celles qui y vivent et y travaillent, et de sa réception.

La série télévisée de David Simon, The Wire, a eu un impact énorme sur la représentation des minorités qui vivent "on the killing streets" à Baltimore. Sous l'angle des sciences sociales, il s'agit dans cette émission de réfléchir sur la portée de ce qu'elle représente et la façon dont la série a été reçue, aux Etats-Unis et dans le monde.

En première partie d'émission, Marie-Hélène Bacqué, sociologue et urbaniste, professeure d’études urbaines à l'Université Paris X-Nanterre, parle de la réception française de The Wire et de la représentation qu'elle produit des quartiers populaires. Elle s'est notamment intéressée aux différences dans la représentation et le vécu des quartiers populaires entre la France et Baltimore, telle qu'on découvre la ville dans la série. Elle a organisé le colloque consacré à la série et co-dirigé l'ouvrage collectif qui en a résulté, The Wire : l'Amérique sur écoute (La Découverte, 2014).

En seconde partie d'émission, Anne Crémieux, maîtresse de conférences à Paris X-Nanterre, analyse la représentation des minorités et en particulier des minorités de genre dans la série. Son travail porte sur la culture visuelle américaine et la place des personnes noires ou queer dans le cinéma et les séries américains. Y a-t-il une "audace queer", comme le suggère Monica Michlin dans un article, de la série The Wire, et si oui quelle est-elle ?

A 15h30, la chronique de Michel Crépu, écrivain, essayiste, rédacteur en chef de la Nouvelle Revue française.

En fin d'émission, la poésie avec Jacques Bonnaffé.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire