Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde. » Albert Camus

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samedi 12 octobre 2019

Sylviane Agacinski, philosophe des sexes | France culture 11/10/2019



Après avoir travaillé sur l’architecture et sur notre rapport au temps, Sylviane Agacinski a élaboré une réflexion sur les sexes : la politiques des sexes, la métaphysique des sexes et le drame des sexes, jusqu’à faire paraître il y a quelques mois un court essai sur l’homme désincarné…

Sylviane Agacinski
Les Chemins de la philosophie du vendredi vous emmènent chaque semaine à la rencontre de ceux qui ont fait de la philosophie leur métier.   

La philosophie est-elle une vocation ? Comment viennent les  idées ? 
Comment se fabrique un concept ? 
À quoi ressemble l'atelier du  philosophe ? Et quel rôle le philosophe doit-il jouer dans la cité ?

L'invitée du jour :

Sylviane Agacinski, philosophe, a enseigné au lycée Carnot à Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

Curiosité sans faille

Foucault m’a apporté la remise en cause de la figure de l’homme, dans sa pensée il y a une vigueur, un tranchant, et la dimension de l’archéologie. Quand j’étais jeune je suivais des cours de Foucault mais j’allais aussi un peu partout entre la Sorbonne, l’Ecole normale, le Collège de France. Nous étions avides de tout ce qui se faisait… 
Sylviane Agacinski

Beauvoir, prisonnière du modèle masculin ?

En terminale, on lisait Simone de Beauvoir, et c’était un moment crucial. Je fais une part de critique sur Beauvoir mais elle a énormément compté pour moi… J’ai assez rapidement compris que malgré son rôle crucial pour comprendre la place du féminin dans la cité, dans la société et dans la philosophie, elle restait pour une large part prisonnière du modèle masculin de libération : la conception sartrienne du sujet. Pour Beauvoir, la seule façon pour une femme de se libérer était de devenir une sorte d’homme comme les autres, un sujet pensé à mon sens de manière androcentrique, un régime de pensée centré sur l’homme comme sujet masculin.  
Sylviane Agacinski

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