Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

« Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l’ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains. » Einstein

Saisir des mots clefs à rechercher

samedi 26 octobre 2019

Pourquoi le général Franco a-t-il été exhumé ? | France culture 25/10/2019





Une croix de 150 mètres de haut et une basilique de 262 mètres de long. C’est le monument religieux qu’on appelle Valle de los Caídos (la vallée de ceux qui sont tombés) où repose le dictateur espagnol Franco mort en 1975.

 La construction du Valle de los Caidos a duré près de vingt ans. Le monument pourrait devenir un lieu de mémoire pour les victimes du franquisme.

Bâtie entre autres par des prisonniers politiques, la tombe colossale irrite les familles des nombreuses victimes du franquisme. C’est hier seulement que la dépouille du dictateur a été exhumée et déplacée dans un lieu plus discret.

Pour en parler, Guillaume Erner reçoit Marie Franco, hispaniste, directrice du Centre de Recherches sur l'Espagne Contemporaine à Sorbonne Nouvelle.

Que va devenir la Valle de Los Caídos ?

L'endroit où était enterré Franco a été un lieu de pèlerinage pour les nostalgiques du franquisme et est indissociablement lié à l'histoire de la dictature et de la guerre civile.

"De monument en l'honneur des tombés pour la nation et donc du camp national, Franco en a fait un monument supposé réunir tous les morts. Ces morts sont là contre la volonté des familles et sont non identifiés. C'est un tombeau collectif et un cadavre symbolique." Marie Franco

"Il y a eu des propositions d'en faire des sortes de ruines programmées et contrôlées, le laisser se dégrader. [...] Actuellement on en est plutôt à l'idée d'un centre d'étude sur les dictatures et guerres civiles du 20ème siècle." Marie Franco

La Valle de Los Caídos où était enterré Franco.
Un tournant dans le rapport à l'histoire de la dictature ?

L'Espagne connaît actuellement un moment de crise politique majeure, avec le conflit catalan et la montée de l'extrême-droite.

Pour reprendre l'expression de Rousso et Conan à propos du rapport de la France à l'histoire de Vichy, le franquisme est-il un toujours pour l'Espagne un "passé qui ne passe pas" ?

"La crise catalane a mis l'accent sur la supposée survivance du franquisme en Espagne, et l'exhumation est une sorte de contradiction à cette survivance." Marie Franco

"C'est un moment de normalisation. Aucun dictateur en Europe n'a une tombe aussi solennelle, n'a un lieu où on peut lui rendre hommage. Marie Franco

Aucun commentaire:

Publier un commentaire