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jeudi 17 octobre 2019

Le prix de la paix | France culture 14/12/2017



La conflictualité a changé de forme, les guerres se sont transformées et les rôles des armées se sont vus, eux aussi, modifiés. D'un affrontement d’États contre États à des conflits entre États et groupes non-étatiques, l'objectif reste cependant le même, atteindre la paix.

"La guerre ou la chevauchee de la discorde"
Peinture de Henri Le Douanier Rousseau
(1844-1910) 
Comme tous les jeudis, notre série s’achève par un débat.

Cette semaine, nous avons envisagé les liens de causalité et de réciprocité entre guerre et économie. Nous nous sommes glissés dans la peau du mercantiliste Colbert, qui mesurait la puissance d’un État à la quantité d’argent qu’il possédait.

Puis, de la quête des épices à la ruée vers l’or noir, nous nous sommes plongés dans l’Histoire de “la guerre économique” et de ses conséquences sur la répartition des richesses dans le monde. Des guerres nourries par le progrès technique et l’innovation, que l’on doit à la recherche militaire et aux entreprises privées qui travaillent en collaboration avec elle.

Mais les conflits prennent de nouveaux visages, c’est du moins ce que pensent certains. S’il existe des guerres économiques alors quel est le prix à payer pour maintenir la paix ?

Avec nous, aujourd’hui pour ce débat, Bertrand Badie, également autour de la table, le Général Vincent Desportes, et enfin, Jean-Charles Antoine.

"La notion de guerre perd son sens premier, et c’est peut-être parce qu’on n’a pas fait attention à cette transformation sémantique que l’on ne sait pas gérer la conflictualité nouvelle ; on gère les guerres d’aujourd’hui comme si elles ressemblaient aux guerres d’hier ; comme si on pouvait battre AQMI par une nouvelle bataille de la Marne."  Bertrand Badie

"Un des problèmes fondamentaux du moment est que les outils de la guerre sont conçus pour conduire les guerres selon la définition positive de la guerre qui était exprimée avant ; c’est une grave difficulté que d’avoir une force qui n’est plus adaptée à la mission qu’elle doit remplir."  Général Vincent Desportes

"On assiste à une multiplication d’acteurs qui ne sont pas étatiques. Il faut changer le logiciel qui permet de comprendre cette situation : une analyse multi-scalaire permettrait de comprendre et d’évaluer les niveaux de puissance de tel ou tel acteur, les alliances excessivement changeantes."  Jean-Charles Antoine

Musiques :

Claude Nougaro - "Il y avait une ville"
Fahrot - "Represent Heart"
Générique : Quantic - "Time is the enemy"

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