Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré
« Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde. » Albert Camus

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mercredi 9 octobre 2019

Brexit : c'est quoi ce plan, Boris ? | #cdanslair 03.10.2019



Une "offre finale" à prendre ou à laisser. 

Après avoir promis que le Royaume-Uni quitterait l'Union européenne le 31 octobre prochain, "quoi qu'il arrive", Boris Johnson a présenté mercredi aux Européens son plan - le dernier, selon lui - pour le Brexit. Mais ni l’Europe, ni l’Irlande n'ont été convaincus par les nouvelles idées du Premier ministre britannique. Sa proposition de "compromis" sur la frontière irlandaise n’a pas été rejetée, mais elle comporte "quelques points problématiques" pour le grand marché unique, l’une des lignes rouges des Européens. "Il reste encore du travail à faire" ont dit en substance Jean-Claude Junker, Michel Barnier et Guy Verhofstadt. Une position partagée par le Premier ministre irlandais Leo Varadkar, ce dernier estimant que l’offre de Londres ne remplissait "pas complètement" les objectifs. 

Alors que trouve-t-on dans ce plan ? 

Le "compromis" proposé par Boris Johnson sur le Brexit, en particulier sur la question sensible de la frontière irlandaise, prévoit que l’Irlande du Nord restera dans le marché unique européen pour ce qui concerne les biens, y compris les produits agroalimentaires, avec la création d’une "zone de réglementation" sur l’île pendant une période de quatre ans renouvelable. Cela éliminerait tous les contrôles réglementaires entre l’Irlande du Nord et l’Irlande mais cela implique des réglementations divergentes entre la province britannique et le reste du Royaume. Après la fin de la période de transition, l'Irlande du Nord sortira de l'Union douanière européenne. Cette situation signifie le retour d’une frontière douanière entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande, qui restera membre de l'UE, néanmoins le plan Johnson ne prévoit pas de contrôles "ni à la frontière ni même près de la frontière". Les mouvements de marchandises entre l'Irlande du Nord et la république d'Irlande se feraient via des déclarations en ligne, et les contrôles physiques n'interviendraient que sur une "très petite proportion de mouvements basée sur une évaluation des risques". Des points jugés problématiques pour l'UE qui demande un vrai contrôle sur les biens qui rentrent dans l'Union européenne.

Et maintenant ? 

Si l'Europe a accueilli avec tiédeur les propositions de Boris Johnson, du côté de Westminster, elles ont plutôt été bien acceptées. Le parti unioniste nord-irlandais DUP, qui avait refusé de voter le plan de Theresa May, semble cette fois enclin à voter celui de son successeur, selon le journal The Telegraph. Tout comme les conservateurs brexiteurs et des rebelles travaillistes. On est toutefois encore loin d'un accord. Et à moins de trente jours d’un divorce avec l’Union européenne promis par Boris Johnson pour le 31 octobre, personne, ni à Bruxelles ni à Londres, n’est capable de dire quelle en sera l’issue. Deal ? Nouveau report – le troisième – de la sortie de l’UE ? No deal ? Quelles seraient les conséquences d’une sortie sans accord ?

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