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dimanche 6 octobre 2019

Boris Vian, à toutes fins utiles | France culture 05/10/2019



Romancier, poète, dramaturge, chansonnier, trompettiste, pionnier du rock, ingénieur, bidouilleur... A l'approche du centenaire de sa naissance, portrait d'un trublion qui n'aura cessé, en élégant trompe-la-mort, de cacher sous une activité débordante, son drame personnel.

Boris Vian jouant de la trompette chez sa première
épouse Michelle Léglise (1946)
Ses cheveux sagement plaqués en arrière dégageant un large front, ses grands yeux clairs écarquillés comme ceux d’un poisson, ses lèvres épaisses et dessinées, sa jeunesse un peu gauche, son sourire gentil, timide.

Ce visage qu'un jour il était allé faire mouler par un sculpteur spécialisé dans les masques mortuaires, près du jardin des plantes. Il était revenu à la maison avec sa gueule en plâtre.


"un grand garcon, pâle, avec un long visage,
un humour glacé et un coeur fragile"
Juliette Gréco



Dans ces traits floutés par la mise au point, on tente de déchiffrer la fracture, le mal qui l’affecte, ce nénuphar qui lui ronge le cœur, qui lui pompe l’air, qui aura bientôt raison de lui, ce nénuphar morbide comme celui de Chloé dans L’écume des jours, ce nénuphar comme il en croisait si souvent, enfant, dans les étangs de Ville-d’Avray...

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