Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde. » Albert Camus

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samedi 14 septembre 2019

"Dieu est mort" | France culture 10/09/2019



En 1882, Nietzsche, radical, affirme : "Dieu est mort". On l'a accusé de vouloir briller à l’aide de formules rhétoriques sans substance, pourtant, celle-ci est révolutionnaire. 
Que signifie vraiment cet aphorisme paradoxal ? 
Que remet-il en cause ? Pourquoi choisir l’image de Dieu ?

Friedrich Nietzsche, aux alentours de 1875
L'invité du jour :

Patrick Wotling, ancien élève de l'École normale supérieure, professeur de philosophie, directeur du département de philosophie de l’Université de Reims et fondateur du Groupe International de Recherches sur Nietzsche

Une formule paradoxale

Il faut saisir le caractère paradoxal de la formule, elle nous dit quelque chose d’impossible : l’être immortel est mort. Pour comprendre la signification de cet aphorisme, il faut revenir au contexte nietzschéen, il faut sortir cette phrase de son strict environnement théologique : ce n’est pas une formule qui a une signification d’abord et avant tout religieuse. Ce que Nietzsche désigne par le mot de Dieu ça n’est pas, pas seulement, la divinité qui est l’objet d’une croyance…
Patrick Wotling

Dieu, une image dans le vocabulaire nietzschéen

Dieu est une image… Nietzsche s’exprime presque toujours de façon imaginée, il en joue avec brio, "Dieu" veut dire quelque chose qui possède une épaisseur philosophique. Pourquoi choisir ce mot ? Dieu représente le sacré, ce qu’on vénère, ce qu’on a plus de précieux quand on est croyant, ce qui constitue la norme indiscutable, objective, de l’existence, et c’est précisément cela que Nietzsche emprunte à la notion de Dieu pour le transporter à l’ensemble de la vie humaine… Par Dieu, il va désigner ces choses qui sont le sacré, les croyances fondamentales, capitales, réglant la vie humaine telle qu’elle est organisée en Occident. Nietzsche nous dit que ce qu’il y a de sacré, d’intouchable (ce qu’il va appeler techniquement des "valeurs" quand il s’adressera aux philosophes), ces valeurs sont en crise, et même, en train de perdre leur statut de valeurs, de normes, de références…

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