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mercredi 31 juillet 2019

Salo ou les 120 journées de Sodome ( Cliquer sur "Share" au coin supérieur droit pour regarder cette video sur YouTube ! )



Salò ou les 120 Journées de Sodome (Salò o le centoventi giornate di Sodoma) est un film italien réalisé par Pier Paolo Pasolini en 1976. 

Il s'agit du dernier film du cinéaste, assassiné quelques mois avant sa sortie. C'est une libre adaptation, transposée au xxe siècle, de la grande œuvre du marquis de Sade (1740-1814), Les Cent Vingt Journées de Sodome, dont l’action se passait, elle, à la fin du règne de Louis XIV (mort en 1715).

Le film est inspiré de l'œuvre du marquis de Sade (1740-1814) Les Cent Vingt Journées de Sodome et des événements qui se sont déroulés dans la ville de Salò, au nord de l'Italie, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsque Mussolini y est installé par les nazis et y fonde une république fasciste fantoche, la République sociale italienne.

« Nous fascistes, nous sommes les véritables anarchistes… une fois que l'on s'est emparé du pouvoir bien sûr… » — Premières paroles du film

Le film traite de la toute-puissance, de la jouissance immédiate et instinctive, voire puérile, acquise par l’autre disponible, de la disposition du corps du soumis, déshumanisé, réifié. Il traite avant tout du pouvoir absolu. La mise en situation en période fasciste est pour en faciliter la lecture, mais Pasolini dit avoir traité de l’argent qui peut tout et du pouvoir nouveau d’après guerre, le consumérisme, qui efface toutes les cultures et toutes les valeurs en les marchandisant, y compris les valeurs humaines et la valeur de l’humain.[réf. nécessaire]

C'est le film le plus sombre et le plus désespéré de Pasolini. Il est minutieusement construit comme une descente progressive à travers différents cercles de la perversité, à l'image de l'œuvre de Sade.

Après avoir réalisé une série de films exaltant la sexualité dans l’allégresse (Trilogie de la vie), Pasolini considère la libération sexuelle comme une tromperie. Il s’élève contre la société de consommation et le capitalisme, qui asservissent la sexualité, qui devrait être libératrice, et expose les vies privées1. Il dénonce dans son film, une nouvelle fois, les horreurs de la société bourgeoise : la sexualité, auparavant vue comme une grâce pour l’humanité, devient une simple marchandise à consommer, sans égard pour la dignité humaine1. Les dernières scènes, particulièrement difficiles à soutenir, sont vues à travers des jumelles, afin d’installer une distance1.

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