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mercredi 3 juillet 2019

La Marseillaise des Cotillons en l'An 1848



La Marseillaise des Cotillons en l'An 1848 - Version complète Tremblez, tyrans portant culotte ! Femmes, notre jour est venu: Point de pitié, mettons en note Tous les torts du sexe barbu ! Tous les torts du sexe barbu ! Voilà trop longtemps que ça dure, Notre patience est à bout. Debout, Vésuviennes, debout, Et lavons notre vieille injure. Liberté sur nos fronts Verse tes chauds rayons; Tremblez, tremblez, maris jaloux, Respect aux cotillons ! Tremblez, tremblez, maris jaloux, Respect aux cotillons! Tremblez, tremblez, maris jaloux, Respect aux cotillons ! L'homme, ce despote sauvage, Eut soin de proclamer ses droits; Créons des droits à notre usage, A notre usage ayons des lois ! A notre usage ayons des lois ! Si l'homme en l'an quatre-vingt-treize Eut soin de ne songer qu'à lui, Travaillons pour nous aujourd'huî, Faisons nous une Marseillaise ! Liberté sur nos fronts Verse tes chauds rayons; Tremblez, tremblez, maris jaloux, Respect aux cotillons ! Jusqu'à ce jour, dans ce triste monde, Tout était borgne et de travers; Partout, sur la machine ronde, La femme essuyait des revers, La femme essuyait des revers; Qu'un pareil chaos se débrouille A nous de battre le tambour ! Et vous, messieurs, à votre tour, Filez, filez notre quenouille. Liberté sur nos fronts Verse tes chauds rayons; Tremblez, tremblez, maris jaloux, Respect aux cotillons ! Combien de nous furent vexées Depuis le matin jusqu'au soir ! Nos pauvres paupières lassées, De pleurs étaient le réservoir De pleurs étaient le réservoir. Prenons, prenons notre revanche, Que le sexe battu jadis Aujourd'hui batte les maris, Ainsi nous serons manche à manche. Liberté sur nos fronts Verse tes chauds rayons; Tremblez, tremblez, maris jaloux, Respect aux cotillons ! On dit qu'Eve, notre grand'mère, N'avait chemise ni maillot; Supprimons notre couturière, Oui, la couturière est de trop, Oui, la couturière est de trop. La liberté, chaste amazone, N'admet ni voiles ni verroux; À la barbe de nos époux Luttons comme à Lacédémone !

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