Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

Saisir des mots clefs à rechercher

vendredi 26 juillet 2019

Démocratie et religion | France culture 20/01/2012



Le rapport de la religion à la démocratie en Israël peut constituer un miroir dans lequel se projette la nouvelle réalité qu’est en train de connaître le monde arabe à travers l’avènement des politiques de sensibilité religieuse sinon islamiste au pouvoir dans un pays comme la Tunisie.

Le parti tunisien Nahdha est le frère jumeau du parti israélien religieux Shass. Cette question déborde l’analyse conventionnelle que nous faisons de l’islamisme comme produit de ceux qui prétendent appartenir à un islam fondé sur la consubstantialité du politique et du religieux. Car ceux qui introduisent le primat religieux en démocratie tirent avantage de la crise des valeurs que traversent ceux qui se réclament de la descendance des Lumières.

Face à la défaillance de l’Etat sur la question sociale (éducation et santé notamment), il est dans l’ordre des choses que les religieux qui réussissent en cette fonction réclament l’extension de leur compétence à l’ensemble de l’Etat dans une vision qui ne retient de la démocratie que la légitimité par la majorité qui sort des urnes. En outre, techniquement, l’usage de la proportionnelle à l’israélienne (c’était le choix de la Tunisie) constitue un péril pour une démocratie déjà à l’œuvre depuis des décennies.

Qu’en est-il alors du résultat dans une démocratie balbutiante ?

L’expérience démocratique prouve que la démocratie qui résiste le plus est celle qui fonctionne sur le mode bi-partisan anglo-saxon ou ce qui s’en approche (comme c’est le cas en Grande-Bretagne ou aux USA ou plus récemment en Espagne). L’analyse arithmétique des dernières élections tunisiennes circonscription par circonscription confirme les pertes de représentativité du tiers du corps électoral pour cause d’atomisation.

Bibliographie

Avirama Golan, Espoir d’un printemps israélien, A une amie palestinienne, Ed. Galaade, 2011

INTERVENANTS

Avirama Golan
écrivain, journaliste à Haaretz

Aucun commentaire:

Publier un commentaire